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dossier de Territoires n°458 - mai 2005

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  journal de Territoires
n°458 - mai
2005


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dossier de Territoires
n°458 - mai 2005


Animer le changement,
changer l'animation



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> LE SOMMAIRE
 
Fondamentaux
 
Panorama
L’animation : rouage essentiel d’une société complexe
François Hannoyer, directeur de l’Adels
 
L’animation en situation
Accompagner des groupes vers leur ailleurs
François Hannoyer
 
Usages citoyens des technologies de l'information et de la communication
Des outils qui ne doivent pas faire écran
Philippe Aigrain, directeur de Sopinspace
 
Transparence, neutralité, équité...
Montrer l’éthique d’un débat public
rencontre avec Philippe Marzolf, vice-président de la CNDP
 
Parlons droit...
La gratuité des salles publiques sous surveillance
Raphaëlle Cadet, avocate
 
Pour aller plus loin
Glossaire
 
Acteurs
 
Points rencontre jeunes (PRJ)
Mettre les jeunes en mouvement
rencontre avec Nathalie Martin, coordinatrice STAJ Montpellier
 
Plans locaux pluriannuels pour l'insertion et l'emploi (Plie)
Un dispositif d’insertion, levier du territoire
rencontre avec Bruno Betz, président d’Europlie
 
" Je ne suis pas un animateur ! "
portrait de Michel Lulek, militant associatif
 
L’animation dans les pays
" Ingénieurs de fabrication collective "
rencontre avec Loïc Dutay, permanent de l’Adés
 
Université du citoyen de Montpellier
Habitants / experts / décideurs : le triangle d’or
rencontre avec Evelyne Menou, directrice de Peuple et culture Montpellier
 
Débats
 
Changement social, changement territorial
Pour une autonomie de la fonction animation
François Hannoyer
 
Animer un budget participatif
L’animateur : carburant, huile et liquide de refroidissement du projet
iPatricia Chollet, chargée de mission Culture et promotion
 
L’élu, l’animation et le débat public
" Se garder de confisquer le débat "
rencontre avec Daniel Breuiller, maire d’Arcueil
 
> L'ARTICLE DU MOIS
 
L’animation en situation
Accompagner des groupes vers leur ailleurs
Par François Hannoyer
 

Chaque groupe est différent, dans son histoire, sa composition, ses obectifs, sa surface sociale, etc. : leur animation variera d’autant, pour favoriser leur ouverture à l’altérité.

La fonction animation est le plus souvent requise pour l’accompagnement de " groupes ". S’agissant de l’exercice de la démocratie locale et de la participation du plus grand nombre à l’animation de l’espace public, il est nécessaire de clarifier ce que sont ces " groupes " et ce qu’on peut penser de leur attente en matière d’animation.
Pour mener cette courte réflexion, nous partons du postulat qui affirme d’une part, que l’animation est moteur de changement de l’environnement par le groupe et, d’autre part, que ce changement peut être réciproque : le groupe et chacun de ses membres vont être amenés à changer eux-mêmes. Quelques clés permettent de défricher la diversité des demandes potentielles.
Deux axes problématiques permettent de définir sa place dans la Cité. Le premier décrit son degré de matérialité, du plus concret au plus abstrait. Le second positionne sa surface sociale, du plus identitaire au plus citoyen, en passant par toutes les formes de regroupements qui permettent aux individus de se lier au collectif. En croisant ces deux axes, on obtient un schéma (voir page 13) décrivant quatre pôles que l’on peut incarner en quatre groupes-types : un collectif politique préparant une élection municipale ; l’équipe dirigeante d’une association locale d’éducation populaire (centre social, MJC, foyer rural, etc.) ; un groupe de skaters ; et un collectif de défense d’un site naturel.

Zone A : groupe citoyen / projet immatériel

La dynamique d’un tel groupe est " politique ". Ses membres expriment des idées, échangent sur une vision à long terme de la société et des changements à y apporter. Ici, animer, c’est proposer d’expérimenter le projet, c’est-à-dire de le mettre à l’épreuve des faits sociaux, dans une pratique dont les tenants et les aboutissants seront évaluables concrètement. Le groupe doit apprendre à gérer son propre fonctionnement, à se confronter à des avis extérieurs dans la réalisation de programmes concrets. Transformer les idées d’une équipe de candidats à l’élection municipale en programme d’action, inscrire celui-ci dans un territoire et écouter les électeurs demande des efforts importants que la fonction animation permet de conduire.

Zone B : groupe identitaire / projet immatériel

Cette zone montre un groupe empreint d’une identité culturelle forte. Dans ce cas, animer, c’est pousser ses membres à définir l’utilité sociale de leur projet commun, à exprimer cette identité au contact d’autres groupes. Il s’agit d’utiliser la dynamique interne, si satisfaisante soit-elle, pour poser des actes dans l’espace public, social ou politique. Lorsqu’elle est sollicitée par les conseils d’administration de structures locales d’éducation populaire pour les aider à (re)définir leur projet associatif, la fonction animation propose à ces dirigeants de vérifier l’actualité des valeurs qu’ils partagent et de positionner leur culture d’entreprise dans le débat public local.

Zone C : groupe identitaire / projet matérialisé

Le groupe est ici fondé concrètement autour d’une pratique communautaire. Ses membres partagent une passion commune pour une discipline individuelle ou collective. Apporter du changement, c’est proposer aux adeptes d’inscrire leurs pratiques dans un espace plus vaste, une réflexion sociale, culturelle, politique, ou, inversement, de proposer à d’autres de se pencher sur ces pratiques pour comprendre ce qu’elles révèlent de notre société. Il s’agit alors presque de médiation culturelle lorsqu’il s’agit, dans ce registre, de permettre qu’un dialogue s’instaure entre les autorités locales de tous ordres et un groupe de skaters qui utilisent les espaces collectifs pour " rider en toute liberté ".

Zone D : groupe citoyen / projet matérialisé

Les individus qui composent le collectif (de défense d’un site par exemple) doivent travailler à faire valoir l’identité du groupe qu’ils forment ensemble, son existence sociale et le poids que celle-ci peut avoir à revendiquer dans son environnement direct. L’animation commande en tout premier lieu de fonder le groupe autour de son projet, peut-être même de hiérarchiser ou même de choisir entre plusieurs axes d’action, de tempérer les leadership de tel ou tel meneur, de faire accepter une dynamique démocratique dans le fonctionnement des réunions, etc.
Comprendre d’où vient le groupe
Une telle vision schématique des groupes est bien sûr caricaturale. Les contrastes sont en réalité moins tranchés, d’autant que se mélangent, au sein d’un même groupe, des histoires individuelles et sociales multiples, des projets différents et peut-être contradictoires. Les représentations du territoire et les interactions avec d’autres groupes, les stratégies conduisent à l’adoption de postures qui, heureusement, font que la réalité sociale reste chatoyante et toujours surprenante. Deux autres clés de lecture peuvent pourtant être utilisées pour décoder les dynamiques en place, les inscrire dans le changement et faire en sorte que le mouvement ainsi créé soit porteur de changement social durable.
La première propose de distinguer ce qui a donné lieu à l’origine du groupe. La personnalité de l’initiateur du groupe mérite qu’on s’attarde sur ce qu’elle induit dans son positionnement et son fonctionnement. Quelle volonté initiale a présidé à la constitution du groupe, administrative, politique, associative ou syndicale, citoyenne ?
Est-elle due à un événement spécifique ou plus enracinée dans une histoire ancienne ? S’il s’agit d’un événement : est-il né du fait des acteurs locaux, de leurs interactions éventuellement conflictuelles, ou d’un fait exogène (venant de " l’extérieur ") ?
La seconde tient à rendre lisible la composition du groupe. Est-il homogène (socialement, politiquement, géographiquement…) ou pas ?
À quels facteurs de différenciation son hétérogénéité est-elle due ? Peut-on identifier un ou plusieurs objectifs présents parmi les participants ? Existe-t-il différents statuts parmi les membres ? Le groupe est-il structuré autour de lois et règlements, sont-ils explicites ou non ?
Le mode d’animation d’un groupe résulte de la prise en compte de toutes ces questions, et de bien d’autres encore. Bien au-delà de la seule posture d’une personne incarnant la fonction, elle est, en soi, une partie non négligeable de la dynamique du groupe. Elle prend une part importante dans la capacité de ses membres à s’identifier en qualité d’acteur, donc à se projeter dans leur environnement et à déterminer le projet de changement qu’ils souhaitent voir apporter, Animer un projet participatif ne peut appartenir au seul animateur, professionnel ou bénévole, qui incarnerait toutes ces dimensions. C’est un projet politique qui nécessite que soient négociées les postures sociales adaptées, les valeurs qui les sous tendent et les modalités d’organisation qui en découlent. F. H.
 
> POUR ALLER PLUS LOIN
 

Contacts

Commission nationale du débat public (CNDP)
La CNDP est chargée de veiller au respect de la participation du public au processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national, dès lors qu'ils présentent de forts enjeux socio-économiques ou ont des impacts significatifs sur l'environnement ou l'aménagement du territoire.
6, rue du Général Camou 75007 Paris
01 42 19 20 26, www.debatpublic.org

Culture et promotion
Vingt-cinq équipes régionales ou locales qui apportent un soutien aux initiatives locales ou aident à trouver des réponses aux besoins économiques et sociaux qui émanent des individus ou des groupes. 28, rue Godefroy Cavaignac 75011 Paris
01 40 09 68 10, www.culture-promotion.org

IPNS
Journal d'information et de débat du plateau de Millevaches Michel Lulek 23340 Faux-la-Montagne
05 55 67 99 29

STAJ Montpellier
Association de jeunesse et d'éducation populaire pour la formation d'animateurs et l'accompagnement de projets de jeunes
6, rue Calmette 34690 Fabrègues
04 67 85 35 42, www.staj.asso.fr/montpellier

Adés (Association pour un développement solidaire)
Accompagnement de territoires en recherche de construction de leur projet de développement
Loïc Dutay La Bosse 35550 Saint Just
02 99 72 63 43, dutay.loic@wanadoo.fr

Peuple et culture Montpellier - antenne de la Mosson
Association d'éducation populaire qui lutte contre les inégalités culturelles et pour le droit au savoir tout au long de la vie.
Evelyne Menou 136, rue de Bari 34080 Montpellier
peuple-culture.paillade@wanadoo.fr

Europlie
Association nationale des directeurs de Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie)
Centre de ressources Europlie
34, rue des Noyers 49000 Angers
02 41 74 98 62

Profession banlieue
Centre de ressources politique de la ville en Seine-Saint Denis
15, rue Catulienne 93200 Saint Denis
01 48 09 26 36, www.professionbanlieue.org

arpenteurs
Processus démocratiques et durables de fabrication de la ville, à travers l'animation d'espaces de débat entre ses acteurs
9, place des Écrins 38600 Fontaine
04 76 53 19 29, www.arpenteurs.fr

Arc-en-ciel Théâtre
Compagnie d’action théâtrale et association d’éducation populaire
110 ter, rue Marcadet 75018 Paris
01 42 23 40 30, www.arcencieltheatre.org

À lire

Animer un projet participatif, modes d’emploi, François Hannoyer (dir.), Adels, 2005

Conseils de quartier, modes d’emploi, 2e édition augmentée, Adels, 2004

Le métier d’animateur, Jean-Marie Mignon, La Découverte, 2005

Acteurs dans la ville, acteur dans sa vie. Favoriser la participation, Christiane Bopp-Limoge, Chroniques sociales, 2004

La dynamique des groupes, Roger Mucchielli, 17e édition, ESF éditeur, 2004

Quand la démocratie locale se professionnalise, Profession banlieue, 2004

Dynamique des communications dans les groupes, Gilles Amado et André Guitte, 4e édition, Armand Colin, 2003

Des " Nous " et des " Je " qui inventent la cité, Édith Heurgon, Josée Landrieu (dir.), L’Aube, 2003

La dynamique des groupes, Jean Maisonneuve, 4e édition, Puf, collection Que sais je ?, 2002

Le travail social avec des groupes, Hélène Massa, Dunod, 2001

Le projet de territoire, Didier Minot (dir.), La Bergerie nationale, 2001

L’animation professionnelle. Histoire, acteurs, enjeux, Jean-Pierre Augustin, L’Harmattan, 2000

Le théâtre-forum, pour une pédagogie de la citoyenneté, Yves Guerre, L’Harmattan, 1998

L'éducation, pratique de la liberté, Paulo Freire, Asdic, Lusigny-sur-Ouche, 1996

Pédagogie des opprimés, Paulo Freire, Maspero, 1974

La dynamique des groupes restreints, Didier Anzieu et Jean-Yves Martin, Puf, 1968

 
Journal de TERRITOIRES n° 458 - mai 2005
 
> L'ARTICLE DU MOIS
 
Libye
Démocratie directe et dictature peuvent-elles coexister ?
Moncef Djaziri, Institut d’études politiques et internationales de l’université de Lausanne (Suisse)
 
Le colonel Mo’ammar Kadhafi, président de la Libye depuis 1969, se dit adepte de la " démocratie directe ". Un positionnement surprenant qui paraît mal s’accorder avec le fait que toute opposition dans son pays est idéologiquement non reconnue et juridiquement interdite.

La " démocratie directe " est un des slogans mis en avant par Mo’ammar Kadhafi depuis le coup d’État de 1969 ; il constitue un élément fondamental de son idéologie. L’idée de base consiste dans le rejet de la démocratie représentative, associée à de la tromperie, et dans l’appel à l’exercice du pouvoir direct par le peuple. Cela s’est traduit depuis 1974 par la mise en place de structures institutionnelles organisées autour de la séparation entre deux pouvoirs, celui du peuple souverain qui exerce sa volonté au sein des congrès populaires, et celui de l’administratif, censé exécuter la volonté du peuple souverain et appliquer les décisions prises par les congrès populaires. L’administration elle-même est placée sous la responsabilité d’une structure gouvernementale, appelée système des comités populaires, avec un exécutif local, régional et national, celui du comité populaire général. Outre cette dimension, Kadhafi a introduit une deuxième distinction entre un pouvoir de prise de décision et de gestion, appelé pouvoir gestionnaire, et un pouvoir d’impulsion des grandes orientations dans le pays, ou pouvoir révolutionnaire et constitué de comités révolutionnaires, organisés et dirigés par Kadhafi lui-même. Ce pouvoir garde le contrôle sur les secteurs clés comme le pétrole, l’industrie et la défense. De fait, ce deuxième pouvoir est hiérarchiquement supérieur au premier et échappe donc à tout contrôle populaire, dans la mesure où il incarne " la révolution " et jouit d’une légitimité qui est à la fois révolutionnaire et charismatique.

Un pays qui n’a jamais connu la démocratie

La " démocratie directe " représente une phase importante de la formation d’un espace public libyen, dans un pays, il faut le rappeler, qui n’a jamais connu la démocratie : dès l’indépendance en 1951, il a été gouverné par une monarchie autoritaire. Pour autant, il y a peu d’études descriptives du fonctionnement réel de ce dispositif de " démocratie directe ". Les quelques remarques rapides qu’on peut faire après plus de vingt ans d’observation et d’étude de la vie politique en Libye nous permettent d’affirmer qu’il est bien difficile de considérer qu’il s’agit là d’une structure démocratique au sens strict du terme, c’est-à-dire de pouvoir direct du peuple, non seulement en raison de l’existence du deuxième pouvoir (le pouvoir révolutionnaire) qui se subordonne au premier, mais aussi pour la raison que les congrès populaires se réunissent une fois par an (avec de rares réunions extraordinaires), ce qui est contraire à la démocratie directe athénienne, qui semble être la référence implicite de Kadhafi, où l’ecclesia se réunissait plusieurs fois par an et où les mandats étaient non seulement impératifs, ce qui est plus ou moins le cas en Libye, mais limités et révocables, ce qui n’est pas le cas ici.

Une culture politique de la participation

Mais l’idéologie de la " démocratie directe ", prônée par Kadhafi, a généré chez les jeunes Libyens une culture politique de la participation et une sorte d’attente démocratique qui pèsera dans la vie politique libyenne. C’est dire que le système de participation à l’exercice du pouvoir, en vigueur depuis 1969, devra nécessairement évoluer pour prendre en compte et intégrer les transformations sociales et culturelles qui font que les Libyens d’aujourd’hui, bien différents de ceux des années soixante, souhaitent peut-être des structures politiques qui sauvegardent les grands principes de la " démocratie directe " auxquels ils ont été acculturés, mais intègrent les principes de la démocratie représentative, comme l’État de droit, la reconnaissance de la pluralité des opinions et la consécration du droit à l’opposition d’exister et de s’exprimer. Car un système démocratique est constitué non seulement d’un mode d’organisation des pouvoirs qui donne le dernier mot au peuple et qui organise une certaine médiation, mais c’est aussi un système où l’opinion inverse est non seulement respectée, mais dont l’existence est reconnue et consacrée par un système juridique. Or, tel n’est pas le cas en Libye actuellement, puisque toute opposition est non seulement idéologiquement non reconnue, mais est juridiquement interdite.

Un modèle en transition

L’idéologie de Kadhafi, organisée autour des principes de la " démocratie directe ", a certainement contribué à former une conscience populaire, voire nationale, et a permis l’émergence d’une conscience politique dans une société tribale que la rente pétrolière a projetée très rapidement dans une modernité ; d’abord celle de la consommation, puis celle d’une société qui aspire à entrer dans la modernité politique. Nous pensons donc que le modèle politique sui generis de " démocratie directe ", tel qu’il a été élaboré et mis en place depuis 1969, est nécessairement un modèle en transition vers un modèle plus stabilisé. Ce dernier devra avoir certaines caractéristiques de la démocratie représentative, avec le maintien, sous une forme ou sous une autre, de quelques uns des aspects de la " démocratie directe " telle qu’elle est actuellement pratiquée. Le modèle de la " démocratie directe " a permis aux Libyens d’entrer en politique. L’évolution de ce modèle lui permettrait d’entrer dans la démocratie, qui ne peut être que plurielle et tolérante. C’est là que pourrait résider la nouvelle mission de Kadhafi, celle de faire évoluer son propre modèle pour le rendre compatible avec l’évolution de la société libyenne et avec les exigences du monde contemporain. moncef.djaziri@unil.ch

 
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