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vous êtes ici : > Territoires > année 2003 > n°436 mars 
 
dossier de Territoires n°436 - mars 2003
 
Militant-e-s au pays des canuts
 
 
> le sommaire
 
L’empreinte écologique de Lyon
La ville, un écosystème en déséquilibre
par Alexandre Esteban
 
La Croix Rousse, Lyon
L’utopie quotidienne dans un quartier « alternatif »
par Mimmo Pucciarelli
 
Portraits d’acteurs de l’écologie lyonnaise
Une ville riche en solutions écologiques
par Alexandre Esteban
 
Collectif Transports en commun libérés, agglomération lyonnaise
La gratuité, saut de civilisation
par Véronique Berkani
 
Prostitution, Lyon
Rues de la discorde
par Nicolas Leblanc
 
Participation
Nos sociétés, incapables de favoriser une citoyenneté active ?
par Nathalie Lauriac et Vincent Berthet
 
Les ateliers du Certa, Vénissieux
De la ville à l’emploi, et de l’emploi de la ville
par Nicolas Leblanc
 
Concertation / participation dans le Lyonnais
« Il ne faut pas décevoir l’espoir de participation »
rencontre avec Miloud Lekouara
 
Soutien à l’initiative des habitants, Voiron
Au fonds, la participation des habitants
par Cédric Lefebvre
 
DiverCité, agglomération lyonnaise
Un mélange explosif
par Véronique Berkani
 
Casseurs de pub, Lyon
Humain, pas consommateur
par Sabrina Costanzo
 
Solidarité internationale à Lyon
Démocratie locale, quid du monde ?
par Muriel Pernin
 
Le développement local à l’international
Une formation aux pratiques démocratiques
rencontre avec Bernard Husson
 
CGT Rhône-Alpes
Une solidarité syndicale internationale
par Dominique Raphel
 
Représentation des étrangers, Vaulx-en-Velin
« S’afficher comme militant alternatif est aujourd’hui à la mode »
par Saïd Kebbouche
 
Compagnie Maguy Marin
Inscrire la danse dans la réalité politique et sociale
par Sabrina Costanzo
 
Portrait d’actrice, portrait d’actions
Le racisme ne passera pas par la Loire
rencontre avec Martine Valla
 
> L'ARTICLE DU MOIS
 
DiverCité, agglomération lyonnaise
Un mélange explosif
par Véronique Berkani
 
DiverCité, collectif rassemblant à la fois des associations laïques et musulmanes issues de l’immigration, bouscule notre conception de la République laïque et pose avec fracas des questions auxquelles la société ne pourra plus très longtemps s’abstenir de répondre.

Depuis 1999, à Lyon, un collectif d’associations de jeunes issus de l’immigration (1) au mélange détonant fait son chemin et agit sur les questions de justice, de discriminations, de citoyenneté, de violences policières, de morts suspectes en prison, etc. Mettant côte à côte des associations laïques et musulmanes, DiverCité réussit le pari de placer ses objectifs au-dessus des difficultés inhérentes à la coexistence au sein d’une même entité d’identités très contrastées. Le terrain est pourtant miné, l’équilibre instable en ces temps d’amalgames faciles entre Islam et terrorisme. Des compagnons de route ont d’ailleurs claqué la porte, dénonçant l’emprise des associations confessionnelles sur le collectif qui mettrait à mal la France laïque et enfermerait les jeunes dans une pratique intolérante de l’Islam. Ainsi le fameux « curé des Minguettes », Christian Delorme, ancien soutien du mouvement beur lyonnais, qui a dernièrement évoqué de fortes réserves sur son évolution. « L’Union des jeunes musulmans (UJM) est très puissante au sein de DiverCité. Ce qui reste de l’association Agora (Vaulx-en-Velin) (2) ne constitue qu’une caution laïque. L’attitude de l’UJM aboutit à un durcissement de l’identité religieuse et crée de la séparation dans les quartiers », estime-t-il.
Héritiers de l’histoire tourmentée de l’immigration maghrébine en France, les militants de DiverCité ont l’expression impétueuse et décomplexée, ce qui a le don de déranger leurs interlocuteurs. Une posture qui tout à la fois les renforce et leur porte préjudice. Aux réactions d’incompréhension, le collectif oppose la réalité de la situation des quartiers, selon lui bien pire que celle d’il y a vingt ans, ainsi que la lassitude des militants vis-à-vis des manipulations politiciennes dont ils ont fait l’objet. « Le premier contact des gens de notre génération avec la politique a été la Marche contre le racisme et pour l’égalité des droits, en 1983 », rappelle Boualam Azahoum, membre de l’association Interface et de DiverCité. « Certains sont allés à la soupe, les autres ont été durablement dégoûtés, traumatisés. » « Tant que les beurs jouent les multiculturels, ça passe, mais dès qu’ils revendiquent la dignité, l’égalité devant la loi, le respect de leurs parents et attaquent la police, ça ne va plus. En fait, le PS voulait en faire des représentants frisés d’une gauche couscous-paëlla qui verra le jour en décembre 1984 sous les traits d’Harlem Désir et de SOS Racisme. Puisque les beurs n’ont pas voulu jouer le jeu, d’autres s’en sont chargés à leur place, raflant la mise de l’espoir et la dynamique de la marche », résume sur son site internet le Mouvement de l’immigration et des banlieues (Mib), compagnon de route parisien de DiverCité. Les banlieues,
cobayes du capitalisme sauvage
« Les discriminations envers les jeunes issus de l’immigration n’ont jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui, la précarité s’est généralisée. Avant, nous revendiquions des droits, maintenant, nous nous plaçons plutôt sur le terrain de la dénonciation des dénis de justice », ajoute Boualam Azahoum. « La banlieue a toujours été en première ligne, nous sommes les cobayes du capitalisme sauvage ; les boulots précaires, l’intérim, on connaît depuis longtemps. Même chose pour le tout-sécuritaire dont on parle tant en ce moment : la Bac (Brigade anti-criminalité), la vidéosurveillance ont été testées dans les banlieues. »
Dans ce contexte, la religion est perçue comme la soupape de sécurité d’une cocotte-minute sur le point d’exploser. « Heureusement qu’on a l’Islam. Logiquement, avec ce qu’on vit, on devrait assister à l’émergence de Black Panters puissance dix, on devrait voir des batailles rangées entre gangs armés. La religion canalise, apaise notre haine », assure Yamin Makri, de l’Union des jeunes musulmans (UJM). « Mais nous payons cher notre présence sur la place publique : tous les problèmes vécus par la communauté musulmane nous sont mis sur le dos. C’est vrai qu’il existe des mouvements de fous, des intégristes chez nous, mais ils sont ultra-minoritaires et ce sont des gens qui, avant de s’attaquer à vous, se sont
affrontés à nous. » Le hallal bio, c’est pas pour demain !
Les militants de DiverCité ont la haine, mais ils la mettent au service d’une solidarité très active. Le collectif assure une permanence juridique organisée dans le cadre d’une convention avec le barreau de Lyon, qui renseigne sur le statut des étrangers et assure un lien entre administrés et institutions. C’est là que sont soutenues les victimes de violences policières, double peine, décès suspects en prison, etc. Le collectif dispose également d’un pôle ressource-soutien à la vie associative, qui apporte une aide logistique à la création d’associations de quartier, et d’un pôle ressource-mémoire qui dispense des formations sur l’histoire des populations issues de l’immigration et des banlieues. Il anime aussi un réseau d’échanges de savoirs entre ses associations membres. Une « éducation populaire » que ses membres préfèrent à celle dispensée par les grandes fédérations dont c’est le métier, à leur goût terriblement infantilisante. « Nous voulons engager une réflexion de citoyens responsables qui, forts de leurs différences, veulent traduire concrètement leurs aspirations à vivre ensemble », affirment-ils.
Le collectif fait partie du secrétariat d’organisation du prochain Forum social européen à Paris/Saint Denis en novembre 2003. Ses échanges avec le mouvement altermondialiste se précisent de jour en jour. « On avait d’abord besoin de se mettre au clair, de s’expliquer. On a souvent trouvé le mouvement social très frileux sur les questions de banlieue, plus prompt à mobiliser sur le plan international que sur les questions intérieures », indique Boualam. Les cultures se révèlent souvent très éloignées, ce qui donne lieu à des confrontations cocasses et met chacun face à ses contradictions. « La première fois qu’on a rencontré Casseurs de pub (lire page 34), on est tous venus en “ Nike ”… », se marre-t-il. « Le hallal bio, ce n’est pas pour demain, c’est trop cher pour la communauté ! Et puis le Mac’Do, nous, on aime bien, les serveurs nous ressemblent, on s’y sent à l’aise, pas comme dans certains cafés lyonnais où on nous regarde de travers… ». Tous libres de la même illusion
Et c’est là qu’on s’aperçoit que les valeurs défendues par les altermondialistes peuvent parfois rejoindre les discours de prédicateurs musulmans jouissant d’une audience importante parmi les jeunes, tel Tariq Ramadan, très proche de l’UJM. « Nous sommes tous tellement libres et nous faisons tous tellement les mêmes choix. Libres de la même illusion. Tout est soumis à la même logique : les jeunes dans les banlieues et les cités, en marge, si libres apparemment, choisissant les mêmes marques de tous les aliénés à l’ordre de la publicité », écrit celui-ci dans un éditorial récent (3). Yamin Makri assume sans mal la proximité de l’UJM avec un homme controversé, frère de Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève suspendu d'enseignement par les autorités du canton de Genève à la suite de la parution d'une tribune dans Le Monde qui justifiait la lapidation contre les femmes adultères, et petit-fils de l’Égyptien Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans (4). « Tariq Ramadan dérange car il ne conforte pas les gens dans la vision qu’ils ont de l’Islam. Il affirme que, comme la philosophie des Lumières, l’Islam porte des valeurs universelles. » Yamin Makri met également dans la balance le fait que le taux d’alphabétisation de la communauté musulmane en France s’est considérablement accru, d’où un accès beaucoup plus large aux sources de la religion. L’Islam « de papa », mélange de superstition, de tradition, voire de maraboutisme, a laissé place à un Islam militant, structuré, lettré, rationalisé. Une sophistication qui va de pair avec un certain repli identitaire des jeunes de banlieue, qui vivent leur pratique religieuse comme un sursaut de dignité. « Nous voulons vivre notre spiritualité au grand jour, et non de manière recluse dans la sphère privée, comme l’ont fait nos parents qui voulaient se faire les plus discrets possibles dans un pays qui n’était pas le leur », affirme Yamin Makri, dont les parents, qui avaient délaissé le culte musulman depuis leur arrivée en France, ont recommencé à pratiquer leur religion en suivant son exemple. « Tariq Ramadan ne me représente pas »
Mais la personnalité de Tariq Ramadan ne fait pas l’unanimité. Sakina Bakha, membre de l’association Les enfants illégitimes et de DiverCité, conseillère régionale de 1992 à 1998, se montre très critique envers le tribun et déplore le fait que l’UJM ait jusqu’à présent évité le débat sur « les sujets qui fâchent ». « Je souhaiterais avoir une discussion franche avec l’UJM sur le statut des femmes. Bien sûr, nous pouvons avoir des divergences et en discuter en tant que militants puisque, lors de la création de DiverCité, nous avons appelé à “vivre ensemble”. Nous menons des combats communs : la Palestine, la lutte contre les discriminations, contre la double peine, la place de l’Islam en France, l’opposition à la guerre contre l’Irak… Mais Tariq Ramadan ne me représente pas. Nous n’avons pas la même histoire, nous ne sommes pas issus du même milieu. J’ai malheureusement l’impression qu’il cherche à instrumentaliser la lutte des enfants des banlieues. »
On ne peut bien sûr s’empêcher de se poser la question : les militants de DiverCité sont-ils en train de nous démontrer comment, à l’instar de la théologie de la libération, une religion peut, dans certains cas, émanciper ? Ou sont-ils au contraire en train de se fourvoyer dans le pire des communautarismes ?
Le débat est probablement loin d’être clos au sein même du collectif. On souhaiterait en tout cas ne pas voir se briser trop vite cette alliance inédite et contradictoire, cette histoire à suivre, tâtonnante et périlleuse qui, qu’on le veuille ou non, modèlera en partie la France de demain.

V.B.


DiverCité
8, rue Fournet 69006 Lyon
Tél. : 04 72 74 95 60, www.diverciteagora.free.fr


(1) Agora, Interface, Union des jeunes musulmans, Association des familles en lutte contre l’insécurité et les décès en détention, Aube, Clarté, Se connaître, Jeunes musulmans français, ODC, Jeunes banlieues en mouvement, Coktail…
DiverCité fait partie, avec les Motivé-e-s Toulouse, le Mouvement de l’immigration et des banlieues (Paris), Espoir (Nîmes), le Collectif lillois, Les Enfants illégitimes (Saint-Étienne), les Motivé-e-s Bondy… d’un réseau interlocal d’offensive citoyenne. Tél : 05 62 27 62 83, www.motive-es.org
(2) Association née au début des années 90, prolongement du Comité des amis de Thomas Claudio, jeune tué par un policier de Vaulx-en-Velin le 5 octobre 1990.
 
journal de TERRITOIRES n°436 - mars 2003
 
> L'ARTICLE DU MOIS
 
Politiques locales de sécurité
Roubaix encarté, Roubaix entarté ?
par Patricia Hanssens
 
Un logiciel de cartographie de la délinquance, conçu pour la ville de Roubaix, a reçu le prix Orwell décerné le 20 janvier dernier par les Big Brother Awards (1), qui souhaitaient ainsi souligner une « forme raffinée de contrôle social ». Roubaix mérite- t-elle cette contre-récompense ? Reportage sur place.

L'objet du délit ? Un système, inspiré des États-Unis, qui allie les vertus de la statistique et de la cartographie. D'un simple clic, il permet de recenser touts les délits et incivilités commis dans un quartier ou une rue. Cela va du crachat au cambriolage, du garage à ciel ouvert au vol de voiture. Les informations sont fournies par divers indicateurs : police, bailleurs sociaux, écoles, transports urbains, entreprises privées... Pour Richard Olszewski, adjoint au maire chargé de la sécurité, il s'agit d'un outil d'aide à la décision, qui sera utilisé dans le cadre du contrat local de sécurité (CLS). Il doit permettre aux pouvoirs publics de réorganiser leur action sur le terrain et d'évaluer l'impact des missions de prévention ou de répression. Pour cet élu municipal, si les incivilités ne sont pas poursuivies par la justice et qu’aucune réponse n'y est apportée, elles concourent au sentiment d'insécurité et risquent de faire basculer des quartiers dans la délinquance.

Pas de mention nominative
Réagissant à la distinction orwellienne (1), l’adjoint s'étonne : « Dans les statistiques, il n'y a aucune mention nominative, uniquement le nombre d'incivilités ou d'infractions. Nous avons reçu, il y a quelques semaines, l'aval de la Commission nationale informatique et libertés », insiste-t-il. Et toutes les précautions ont été prises pour éviter une utilisation à des fins politiques ou de stigmatisation. « On ne peut divulguer des informations n'importe comment. On est surveillé par la police et la justice. »
Mais, à Roubaix, tout le monde n'est pas aussi optimiste. Certains sont sceptiques, d'autres manquent d’informations. Après une couverture médiatique nationale en septembre, lorsque le logiciel a été présenté, la discrétion a été de mise. Un chargé de mission du service citoyenneté affirme même n'en avoir jamais eu écho. Beaucoup craignent une dérive vers la délation, comme Jean-Pierre Lafage, proviseur du lycée Lavoisier : « J'ai été contacté il y a quelques années par la police, elle demandait de signaler les comportement déviants, j'avais alors refusé de le faire ». Aujourd'hui, même si aucun nom n'est demandé, il considère que « les incivilités sont du matériau éducatif sur lequel nous devons travailler. Nous ne sommes ni anti-juges, ni anti-flics, mais chacun doit faire son travail. » Et de dénoncer les risques : « Quand quelqu'un dépose ses ordures devant le lycée, je sors et je l'engueule. Montrer son mécontentement vaut mieux qu'observer derrière son rideau. On risque d'aboutir à une société dans laquelle on ne se parle plus, mais on se dénonce. » Du côté de la Ligue des droits de l'homme roubaisienne, on n'est pas plus enthousiaste. Pour Fernand Lecomte, qui ne souhaite pas juger ce logiciel qu'il ne connaît pas, « il faut être attentif au fichage généralisé qui fait de l'individu un suspect en puissance ». Provoquant, Dominique Dumontet, du comité de quartier du Pile, met en question la notion même d'incivilité, telle qu'elle est définie par la mairie : « Je propose qu'on comptabilise les maisons appartenant à la ville qui sont laissées à l'abandon, ou l'éclairage des rues qui est blafard par souci d'économie. Cela crée du sentiment d'insécurité, mais c'est la ville qui en est responsable ! »

Des résultats « bizarres »
Autre reproche : ce logiciel ne serait qu'un coup médiatique utilisé pour rassurer la population. « Créer un observatoire donne l'impression qu'on a agi », remarque Jean-Pierre Lafage. Pour Fernand Lecomte, il y a assez de moyens utilisés pour repérer les délits. Et quand l'adjoint au maire assure vouloir privilégier la prévention, Dominique Dumontet s’interroge : « On a essayé de travailler sur les incivilités, la ville n'a jamais voulu collaborer avec nous sur ce thème. Et quand on a demandé des informations sur ce logiciel, cela n'a pas été possible. On a l'impression de quelque chose d'ultra secret. » Richard Olszewski indique que les premiers éléments ne sont sortis que récemment. « Nous évitons de trop communiquer pour l'instant, car certains résultats sont bizarres, et d'autres concernent des délits qui doivent être traités par la police en toute discrétion. » Conscient de la nécessité d'une information transparente, il affirme que des réunions organisées en fin d'année avec les habitants permettront de présenter les chiffres et de favoriser une solidarité de voisinage. Finalement, le scepticisme des milieux associatifs vise plus l'efficacité du logiciel qu'un réel risque de contrôle social. Pour Vincent Boutry, de l'université populaire, « cela représente beaucoup d'argent pour pas grand chose » (30 000 euros, moitié payée par la ville, moitié par la région et l'État dans le cadre du contrat de ville). Fernand Lecomte note que « l'essentiel, c'est la présence de concierges, de personnel dans le métro, qui sont plus utiles que des caméras ou de la délation organisée ». Quant à Jean-Pierre Lafage, son choix est clair : « Par rapport à la misère, aux gamins livrés à eux-mêmes, il y a autre chose à faire que dénoncer les gens qui arrondissent leurs fins de mois en
réparant la voiture du voisin. »

Dérive sécuritaire ou instrument réellement utile pour prévenir la délinquance ? La mairie sera jugée sur pièces. À Roubaix, on attend plus d’informations de la part de la municipalité sur les résultats et l'utilisation de ce qui est présenté comme un « outil d'assistance et de communication ».

P.H.


(1) Voir le site http://www.bigbrotherawards.eu.org