L’empreinte écologique de Lyon
La ville, un écosystème en déséquilibre
par Alexandre Esteban
La Croix Rousse, Lyon
L’utopie quotidienne dans un quartier « alternatif
»
par Mimmo Pucciarelli
Portraits d’acteurs de l’écologie
lyonnaise
Une ville riche en solutions écologiques
par Alexandre Esteban
Collectif Transports en commun libérés,
agglomération lyonnaise
La gratuité, saut de civilisation
par Véronique Berkani
Prostitution, Lyon
Rues de la discorde
par Nicolas Leblanc
Participation
Nos sociétés, incapables de favoriser une citoyenneté
active ?
par Nathalie Lauriac et Vincent Berthet
Les ateliers du Certa, Vénissieux
De la ville à l’emploi, et de l’emploi de la ville
par Nicolas Leblanc
Concertation / participation dans le Lyonnais
« Il ne faut pas décevoir l’espoir de participation »
rencontre avec Miloud Lekouara
Soutien à l’initiative des habitants,
Voiron
Au fonds, la participation des habitants
par Cédric Lefebvre
DiverCité, agglomération lyonnaise
Un mélange explosif
par Véronique Berkani
Casseurs de pub, Lyon
Humain, pas consommateur
par Sabrina Costanzo
Solidarité internationale à Lyon
Démocratie locale, quid du monde ?
par Muriel Pernin
Le développement local à l’international
Une formation aux pratiques démocratiques
rencontre avec Bernard Husson
CGT Rhône-Alpes
Une solidarité syndicale internationale
par Dominique Raphel
Représentation des étrangers, Vaulx-en-Velin
« S’afficher comme militant alternatif est aujourd’hui
à la mode »
par Saïd Kebbouche
Compagnie Maguy Marin
Inscrire la danse dans la réalité politique et sociale
par Sabrina Costanzo
Portrait d’actrice, portrait d’actions
Le racisme ne passera pas par la Loire
rencontre avec Martine Valla
> L'ARTICLE DU MOIS
DiverCité, agglomération lyonnaise
Un mélange explosif
par Véronique Berkani
DiverCité, collectif rassemblant à la fois des associations laïques
et musulmanes issues de l’immigration, bouscule notre conception de la
République laïque et pose avec fracas des questions auxquelles la
société ne pourra plus très longtemps s’abstenir
de répondre.
Depuis 1999, à Lyon, un collectif d’associations de jeunes issus
de l’immigration (1) au mélange détonant fait son chemin
et agit sur les questions de justice, de discriminations, de citoyenneté,
de violences policières, de morts suspectes en prison, etc. Mettant côte
à côte des associations laïques et musulmanes, DiverCité
réussit le pari de placer ses objectifs au-dessus des difficultés
inhérentes à la coexistence au sein d’une même entité
d’identités très contrastées. Le terrain est pourtant
miné, l’équilibre instable en ces temps d’amalgames
faciles entre Islam et terrorisme. Des compagnons de route ont d’ailleurs
claqué la porte, dénonçant l’emprise des associations
confessionnelles sur le collectif qui mettrait à mal la France laïque
et enfermerait les jeunes dans une pratique intolérante de l’Islam.
Ainsi le fameux « curé des Minguettes », Christian Delorme,
ancien soutien du mouvement beur lyonnais, qui a dernièrement évoqué
de fortes réserves sur son évolution. « L’Union des
jeunes musulmans (UJM) est très puissante au sein de DiverCité.
Ce qui reste de l’association Agora (Vaulx-en-Velin) (2) ne constitue
qu’une caution laïque. L’attitude de l’UJM aboutit à
un durcissement de l’identité religieuse et crée de la séparation
dans les quartiers », estime-t-il.
Héritiers de l’histoire tourmentée de l’immigration
maghrébine en France, les militants de DiverCité ont l’expression
impétueuse et décomplexée, ce qui a le don de déranger
leurs interlocuteurs. Une posture qui tout à la fois les renforce et
leur porte préjudice. Aux réactions d’incompréhension,
le collectif oppose la réalité de la situation des quartiers,
selon lui bien pire que celle d’il y a vingt ans, ainsi que la lassitude
des militants vis-à-vis des manipulations politiciennes dont ils ont
fait l’objet. « Le premier contact des gens de notre génération
avec la politique a été la Marche contre le racisme et pour l’égalité
des droits, en 1983 », rappelle Boualam Azahoum, membre de l’association
Interface et de DiverCité. « Certains sont allés à
la soupe, les autres ont été durablement dégoûtés,
traumatisés. » « Tant que les beurs jouent les multiculturels,
ça passe, mais dès qu’ils revendiquent la dignité,
l’égalité devant la loi, le respect de leurs parents et
attaquent la police, ça ne va plus. En fait, le PS voulait en faire des
représentants frisés d’une gauche couscous-paëlla qui
verra le jour en décembre 1984 sous les traits d’Harlem Désir
et de SOS Racisme. Puisque les beurs n’ont pas voulu jouer le jeu, d’autres
s’en sont chargés à leur place, raflant la mise de l’espoir
et la dynamique de la marche », résume sur son site internet le
Mouvement de l’immigration et des banlieues (Mib), compagnon de route
parisien de DiverCité.
Les banlieues,
cobayes du capitalisme sauvage
« Les discriminations envers les jeunes issus de l’immigration n’ont
jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui, la précarité
s’est généralisée. Avant, nous revendiquions des
droits, maintenant, nous nous plaçons plutôt sur le terrain de
la dénonciation des dénis de justice », ajoute Boualam Azahoum.
« La banlieue a toujours été en première ligne, nous
sommes les cobayes du capitalisme sauvage ; les boulots précaires, l’intérim,
on connaît depuis longtemps. Même chose pour le tout-sécuritaire
dont on parle tant en ce moment : la Bac (Brigade anti-criminalité),
la vidéosurveillance ont été testées dans les banlieues.
»
Dans ce contexte, la religion est perçue comme la soupape de sécurité
d’une cocotte-minute sur le point d’exploser. « Heureusement
qu’on a l’Islam. Logiquement, avec ce qu’on vit, on devrait
assister à l’émergence de Black Panters puissance dix, on
devrait voir des batailles rangées entre gangs armés. La religion
canalise, apaise notre haine », assure Yamin Makri, de l’Union des
jeunes musulmans (UJM). « Mais nous payons cher notre présence
sur la place publique : tous les problèmes vécus par la communauté
musulmane nous sont mis sur le dos. C’est vrai qu’il existe des
mouvements de fous, des intégristes chez nous, mais ils sont ultra-minoritaires
et ce sont des gens qui, avant de s’attaquer à vous, se sont
affrontés à nous. »
Le hallal bio, c’est pas pour demain !
Les militants de DiverCité ont la haine, mais ils la mettent au service
d’une solidarité très active. Le collectif assure une permanence
juridique organisée dans le cadre d’une convention avec le barreau
de Lyon, qui renseigne sur le statut des étrangers et assure un lien
entre administrés et institutions. C’est là que sont soutenues
les victimes de violences policières, double peine, décès
suspects en prison, etc. Le collectif dispose également d’un pôle
ressource-soutien à la vie associative, qui apporte une aide logistique
à la création d’associations de quartier, et d’un
pôle ressource-mémoire qui dispense des formations sur l’histoire
des populations issues de l’immigration et des banlieues. Il anime aussi
un réseau d’échanges de savoirs entre ses associations membres.
Une « éducation populaire » que ses membres préfèrent
à celle dispensée par les grandes fédérations dont
c’est le métier, à leur goût terriblement infantilisante.
« Nous voulons engager une réflexion de citoyens responsables qui,
forts de leurs différences, veulent traduire concrètement leurs
aspirations à vivre ensemble », affirment-ils.
Le collectif fait partie du secrétariat d’organisation du prochain
Forum social européen à Paris/Saint Denis en novembre 2003. Ses
échanges avec le mouvement altermondialiste se précisent de jour
en jour. « On avait d’abord besoin de se mettre au clair, de s’expliquer.
On a souvent trouvé le mouvement social très frileux sur les questions
de banlieue, plus prompt à mobiliser sur le plan international que sur
les questions intérieures », indique Boualam. Les cultures se révèlent
souvent très éloignées, ce qui donne lieu à des
confrontations cocasses et met chacun face à ses contradictions. «
La première fois qu’on a rencontré Casseurs de pub (lire
page 34), on est tous venus en “ Nike ”… », se marre-t-il.
« Le hallal bio, ce n’est pas pour demain, c’est trop cher
pour la communauté ! Et puis le Mac’Do, nous, on aime bien, les
serveurs nous ressemblent, on s’y sent à l’aise, pas comme
dans certains cafés lyonnais où on nous regarde de travers…
».
Tous libres de la même illusion
Et c’est là qu’on s’aperçoit que les valeurs
défendues par les altermondialistes peuvent parfois rejoindre les discours
de prédicateurs musulmans jouissant d’une audience importante parmi
les jeunes, tel Tariq Ramadan, très proche de l’UJM. « Nous
sommes tous tellement libres et nous faisons tous tellement les mêmes
choix. Libres de la même illusion. Tout est soumis à la même
logique : les jeunes dans les banlieues et les cités, en marge, si libres
apparemment, choisissant les mêmes marques de tous les aliénés
à l’ordre de la publicité », écrit celui-ci
dans un éditorial récent (3). Yamin Makri assume sans mal la proximité
de l’UJM avec un homme controversé, frère de Hani Ramadan,
directeur du Centre islamique de Genève suspendu d'enseignement par les
autorités du canton de Genève à la suite de la parution
d'une tribune dans Le Monde qui justifiait la lapidation contre les femmes adultères,
et petit-fils de l’Égyptien Hassan al-Banna, fondateur des Frères
musulmans (4). « Tariq Ramadan dérange car il ne conforte pas les
gens dans la vision qu’ils ont de l’Islam. Il affirme que, comme
la philosophie des Lumières, l’Islam porte des valeurs universelles.
» Yamin Makri met également dans la balance le fait que le taux
d’alphabétisation de la communauté musulmane en France s’est
considérablement accru, d’où un accès beaucoup plus
large aux sources de la religion. L’Islam « de papa », mélange
de superstition, de tradition, voire de maraboutisme, a laissé place
à un Islam militant, structuré, lettré, rationalisé.
Une sophistication qui va de pair avec un certain repli identitaire des jeunes
de banlieue, qui vivent leur pratique religieuse comme un sursaut de dignité.
« Nous voulons vivre notre spiritualité au grand jour, et non de
manière recluse dans la sphère privée, comme l’ont
fait nos parents qui voulaient se faire les plus discrets possibles dans un
pays qui n’était pas le leur », affirme Yamin Makri, dont
les parents, qui avaient délaissé le culte musulman depuis leur
arrivée en France, ont recommencé à pratiquer leur religion
en suivant son exemple.
« Tariq Ramadan ne me représente pas »
Mais la personnalité de Tariq Ramadan ne fait pas l’unanimité.
Sakina Bakha, membre de l’association Les enfants illégitimes et
de DiverCité, conseillère régionale de 1992 à 1998,
se montre très critique envers le tribun et déplore le fait que
l’UJM ait jusqu’à présent évité le débat
sur « les sujets qui fâchent ». « Je souhaiterais avoir
une discussion franche avec l’UJM sur le statut des femmes. Bien sûr,
nous pouvons avoir des divergences et en discuter en tant que militants puisque,
lors de la création de DiverCité, nous avons appelé à
“vivre ensemble”. Nous menons des combats communs : la Palestine,
la lutte contre les discriminations, contre la double peine, la place de l’Islam
en France, l’opposition à la guerre contre l’Irak…
Mais Tariq Ramadan ne me représente pas. Nous n’avons pas la même
histoire, nous ne sommes pas issus du même milieu. J’ai malheureusement
l’impression qu’il cherche à instrumentaliser la lutte des
enfants des banlieues. »
On ne peut bien sûr s’empêcher de se poser la question : les
militants de DiverCité sont-ils en train de nous démontrer comment,
à l’instar de la théologie de la libération, une
religion peut, dans certains cas, émanciper ? Ou sont-ils au contraire
en train de se fourvoyer dans le pire des communautarismes ?
Le débat est probablement loin d’être clos au sein même
du collectif. On souhaiterait en tout cas ne pas voir se briser trop vite cette
alliance inédite et contradictoire, cette histoire à suivre, tâtonnante
et périlleuse qui, qu’on le veuille ou non, modèlera en
partie la France de demain.
(1) Agora, Interface, Union des jeunes musulmans, Association
des familles en lutte contre l’insécurité
et les décès en détention, Aube, Clarté,
Se connaître, Jeunes musulmans français, ODC, Jeunes
banlieues en mouvement, Coktail…
DiverCité fait partie, avec les Motivé-e-s Toulouse, le Mouvement
de l’immigration et des banlieues (Paris), Espoir (Nîmes), le Collectif
lillois, Les Enfants illégitimes (Saint-Étienne), les Motivé-e-s
Bondy… d’un réseau interlocal d’offensive citoyenne.
Tél : 05 62 27 62 83, www.motive-es.org
(2) Association née au début des années 90, prolongement
du Comité des amis de Thomas Claudio, jeune tué par un policier
de Vaulx-en-Velin le 5 octobre 1990.
journal de TERRITOIRES
n°436 - mars 2003
> L'ARTICLE DU MOIS
Politiques locales de sécurité
Roubaix encarté, Roubaix entarté ?
par Patricia Hanssens
Un logiciel de cartographie de la délinquance,
conçu pour la ville de Roubaix, a reçu le prix
Orwell décerné le 20 janvier dernier par les Big
Brother Awards (1), qui souhaitaient ainsi souligner une «
forme raffinée de contrôle social ». Roubaix
mérite- t-elle cette contre-récompense ? Reportage
sur place. L'objet du délit ? Un système,
inspiré des États-Unis, qui allie les vertus de
la statistique et de la cartographie. D'un simple clic, il permet
de recenser touts les délits et incivilités commis
dans un quartier ou une rue. Cela va du crachat au cambriolage,
du garage à ciel ouvert au vol de voiture. Les informations
sont fournies par divers indicateurs : police, bailleurs sociaux,
écoles, transports urbains, entreprises privées...
Pour Richard Olszewski, adjoint au maire chargé de la
sécurité, il s'agit d'un outil d'aide à
la décision, qui sera utilisé dans le cadre du
contrat local de sécurité (CLS). Il doit permettre
aux pouvoirs publics de réorganiser leur action sur le
terrain et d'évaluer l'impact des missions de prévention
ou de répression. Pour cet élu municipal, si les
incivilités ne sont pas poursuivies par la justice et
qu’aucune réponse n'y est apportée, elles
concourent au sentiment d'insécurité et risquent
de faire basculer des quartiers dans la délinquance.
Pas de mention nominative
Réagissant à la distinction orwellienne (1), l’adjoint s'étonne
: « Dans les statistiques, il n'y a aucune mention nominative, uniquement
le nombre d'incivilités ou d'infractions. Nous avons reçu, il
y a quelques semaines, l'aval de la Commission nationale informatique et libertés
», insiste-t-il. Et toutes les précautions ont été
prises pour éviter une utilisation à des fins politiques ou de
stigmatisation. « On ne peut divulguer des informations n'importe comment.
On est surveillé par la police et la justice. »
Mais, à Roubaix, tout le monde n'est pas aussi optimiste. Certains sont
sceptiques, d'autres manquent d’informations. Après une couverture
médiatique nationale en septembre, lorsque le logiciel a été
présenté, la discrétion a été de mise. Un
chargé de mission du service citoyenneté affirme même n'en
avoir jamais eu écho. Beaucoup craignent une dérive vers la délation,
comme Jean-Pierre Lafage, proviseur du lycée Lavoisier : « J'ai
été contacté il y a quelques années par la police,
elle demandait de signaler les comportement déviants, j'avais alors refusé
de le faire ». Aujourd'hui, même si aucun nom n'est demandé,
il considère que « les incivilités sont du matériau
éducatif sur lequel nous devons travailler. Nous ne sommes ni anti-juges,
ni anti-flics, mais chacun doit faire son travail. » Et de dénoncer
les risques : « Quand quelqu'un dépose ses ordures devant le lycée,
je sors et je l'engueule. Montrer son mécontentement vaut mieux qu'observer
derrière son rideau. On risque d'aboutir à une société
dans laquelle on ne se parle plus, mais on se dénonce. » Du côté
de la Ligue des droits de l'homme roubaisienne, on n'est pas plus enthousiaste.
Pour Fernand Lecomte, qui ne souhaite pas juger ce logiciel qu'il ne connaît
pas, « il faut être attentif au fichage généralisé
qui fait de l'individu un suspect en puissance ». Provoquant, Dominique
Dumontet, du comité de quartier du Pile, met en question la notion même
d'incivilité, telle qu'elle est définie par la mairie : «
Je propose qu'on comptabilise les maisons appartenant à la ville qui
sont laissées à l'abandon, ou l'éclairage des rues qui
est blafard par souci d'économie. Cela crée du sentiment d'insécurité,
mais c'est la ville qui en est responsable ! »
Des résultats « bizarres »
Autre reproche : ce logiciel ne serait qu'un coup médiatique utilisé
pour rassurer la population. « Créer un observatoire donne l'impression
qu'on a agi », remarque Jean-Pierre Lafage. Pour Fernand Lecomte, il y
a assez de moyens utilisés pour repérer les délits. Et
quand l'adjoint au maire assure vouloir privilégier la prévention,
Dominique Dumontet s’interroge : « On a essayé de travailler
sur les incivilités, la ville n'a jamais voulu collaborer avec nous sur
ce thème. Et quand on a demandé des informations sur ce logiciel,
cela n'a pas été possible. On a l'impression de quelque chose
d'ultra secret. » Richard Olszewski indique que les premiers éléments
ne sont sortis que récemment. « Nous évitons de trop communiquer
pour l'instant, car certains résultats sont bizarres, et d'autres concernent
des délits qui doivent être traités par la police en toute
discrétion. » Conscient de la nécessité d'une information
transparente, il affirme que des réunions organisées en fin d'année
avec les habitants permettront de présenter les chiffres et de favoriser
une solidarité de voisinage. Finalement, le scepticisme des milieux associatifs
vise plus l'efficacité du logiciel qu'un réel risque de contrôle
social. Pour Vincent Boutry, de l'université populaire, « cela
représente beaucoup d'argent pour pas grand chose » (30 000 euros,
moitié payée par la ville, moitié par la région
et l'État dans le cadre du contrat de ville). Fernand Lecomte note que
« l'essentiel, c'est la présence de concierges, de personnel dans
le métro, qui sont plus utiles que des caméras ou de la délation
organisée ». Quant à Jean-Pierre Lafage, son choix est clair
: « Par rapport à la misère, aux gamins livrés à
eux-mêmes, il y a autre chose à faire que dénoncer les gens
qui arrondissent leurs fins de mois en
réparant la voiture du voisin. »
Dérive sécuritaire ou instrument réellement utile pour
prévenir la délinquance ? La mairie sera jugée sur pièces.
À Roubaix, on attend plus d’informations de la part de la municipalité
sur les résultats et l'utilisation de ce qui est présenté
comme un « outil d'assistance et de communication ».