dossier de Territoires n°407
- avril 2000 |
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s'engager
pour les municipales 2001,
90 Propositions pour plus
de démocratie
5e Rencontres de la démocratie locale,
à Marseille |
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| > le sommaire |
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| 90 propositions, mode d'emploi |
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| trois leviers pour une gouvernance locale
|
| par Serge Depaquit et Gilles Vrain |
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| Elections municipales de 2001 : 90 propositions
pour plus de démocratie |
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Ateliers des 5e rencontres de la démocratie locale,
Marseille le 29 janvier 2000 |
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| Introduction aux ateliers : desd questions
plutôt que des réponses |
| par Philippe Langevin |
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Citoyenneté par la médiation associativeet l'éducation populaire :
usager-habitant demande la parole |
| par Boris Balizet, Christelle Bigorne et Guillaume Ceze |
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Citoyenneté de plein droit dans les quartiers :
des municipalités hors de la République |
| par Patricia Gonzales et isabelle Minetti |
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Les moyens financiers et juridiques de la citoyenneté :
quelle autonomie pour le champs social ? |
| par Valérie Rippert et Bruno Rochegude |
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Citoyenneté et gouvernance locale :
"De ma cage d'escalier à Seattle, arriver, petit à petit à comprendre" |
| par Hélène Michel et Bruno Tchantre |
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Quelle d&émocratie locale, quelles initiatives citoyennes
Conjuguer développement durable et territoire |
| par Nicolas Guerrini |
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Culture et citoyenneté :
pour avoir un (autre) regard sur le monde |
| par Armelle Pain et Dominique Tron |
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Quelle ouvertur à l'espâce méditérranéen ?
Un pont entre deux rives |
| par Sylvie Grande et pierre Costes |
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| Les offres d'emploi du développement local |
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90 propositions pour plus
de démocratie |
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>texte intégral ci-dessous< |
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90 propositions pour plus de
démocratie locale avec leurs répercussions à
tous les niveaux : du local au global, du quartier à l'Europe
et à l'international, la citoyenneté locale est
reliée au mondial. Car aujourd'hui, agir dans sa commune,
c'est aussi agir globalement.
Certaines propositions sont à dispositions
légales constantes, d'autres appellent des dispositions
législatives nouvelles (ces dernières sont notées
en italique), mais elles ont toutes un point commun : développer
la démocratie participative
Ces propositions ouvrent des débats,
devront certainement être précisées, mais
méritent d'être mises en pratique. En tout cas, elles
sont toutes applicables dès aujourd'hui.
À vous de vous en saisir !
Ces propositions ont été
conçues comme supports de débat locaux. Vous pouvez
faire appel aux associations qui les signent pour animer une rencontre
locale en contactant l'Adels. |
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| sommaire |
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| La démocratie à tous
les niveaux |
A l'échelle du quartier
A l'échelle du territoire
Au niveau national
Du local au global |
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| Une gouvernance locale démocratique |
Une appropriation citoyenne de l'information
Un véritable partenariat avec les associations locales
La démocratie locale dans les instances de décision locales |
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| La démocratie pour une ville
solidaire |
Les habitants dans la politique de la ville
L'urbanisme au service des citoyens
Une politique de logement équitable |
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| La démocratie au service d'un éco-développement |
Une intercommunalité de développement
Une écologie de proximité
Un développement économique solidaire |
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| La démocratie pour une société
plurielle |
Une citoyenneté sociale
Le droit à la sécurité
Une vie culturelle multiple et de proximité |
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| La démocratie
à tous les niveau |
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| > À
l'échelle du quartier |
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| 1. Reconnaître,
à l'échelle des quartiers, une légitimité
aux habitants à créer des comités (déclarés
en association ou non), organisés, animés, présidés
par eux, de préférence à des conseils conçus
et dirigés par le pouvoir municipal. |
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| 2. Préciser dans un document contractuel (de type charte)
les droits, les devoirs, les moyens, la place et le rôle
des élus, des techniciens et des habitants dans ces instances
de quartier. |
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| 3. Développer
la pratique des enveloppes
financières de quartier permettant aux instances de quartier de gérer
un budget propre pour des investissements de voisinage, concrétisant
ainsi une certaine autonomie financière et un pouvoir
de décision de ces instances. |
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Les enveloppes de quartier sont des budgets alloués aux
instances de quartier pour réaliser des projets de proximité.
Plusieurs communes en ont mis en place dont celle de la Roche-sur-Yon
qui a été pionnière en la matière
(lire Territoires, n°399 bis, septembre 1999, page 52) |
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| 4. Généraliser la pratique des
projets globaux pluriannuels - sur trois ans - contractualisés
avec les instances de quartier afin de les pérenniser. |
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| 5. Renforcer la territorialisation des services municipaux
: élus de quartier, mairies annexes, antennes quartier
des services techniques, services territoriaux les rendant ainsi
plus proches des modes de vie des habitants en fournissant des
décloisonnements administratifs. |
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La territorialisation permet de décentraliser les
services municipaux afin de les rapprocher des modes de vie des
habitants : cela va des mairies annexes aux équipes de
quartier dont chacune peut réunir, par exemple, un agent
de développement, un îlotier et un agent administratif. |
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| 6. Favoriser
la création des points ou des plate-formes de services publics, en particulier dans
les quartiers d'habitat social, lieux d'écoute et d'orientation
pour renforcer l'accessibilité aux droits. |
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Les plate-formes de services publics
sont des regroupements de services publics et éventuellement
privés (regroupant par exemple, la caisse d'allocations
familiales, la poste, EDF, mais aussi des associations
délégataires de services publics), qui
permettent de rapprocher les services publics des habitants
et d'améliorer l'accès au droit dans les
quartiers d'habitat social. |
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7. Modification législative
Faire adopter par le Parlement des obligations
légales de démocratie de quartier pour les communes
d'une certaine taille afin de rapprocher la décision locale
des habitants. |
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| > À l'échelle
du territoire communal ou intercommunal |
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| 8. Élaborer
des contrats de mandat par lesquels les candidats aux élections
municipales s'engagent clairement vis-à-vis de l'ensemble
des citoyens qui pourront évaluer leur politique sur des
bases écrites concrètes. |
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| 9. Adopter
une charte locale de la citoyenneté ou charte locale de
la démocratie, affirmant les principes et détaillant
les outils du développement de la citoyenneté locale
afin de s'engager concrètement dans une démarche
de reconnaissance de la citoyenneté de tous les habitants. |
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| 10. Mettre en place un budget
participatif afin d'engager un véritable débat
contradictoire sur les choix budgétaires de la
commune et de rendre transparent le budget de la commune
en informant les habitants en amont du vote du budget. |
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Le
budget participatif est un dispositif qui décentralise et démocratise le
débat sur l'élaboration du budget annuel de la
commune. Chaque instance de quartier discute des priorités
pour le quartier et la ville et décide de la hiérarchisation
des choix. Cette initiative a été lancée
par la ville de Porto Alegre et aujourd'hui l'État du
Rio Grande do Sul au Brésil, mais n'existe pas encore
en France. |
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| 11. Créer
des commissions d'usagers des services publics (conformément
à l'article 26 de la loi sur l'administration territoriale
de la République de 1992) ou mieux, accompagner la création
de comités d'usagers : commission ou comité des
usagers de l'eau, des cantines scolaires ou des transports en
commun, par exemple ; ces outils devant permettre le renforcement
de la transparence, l'intervention des usagers et l'amélioration
de la réponse qualitative du service public. |
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| 12. Se donner
les moyens de créer et de faire fonctionner (avec au moins
un animateur) un conseil municipal (ou intercommunal) d'enfants
et de jeunes afin de prendre en compte les projets de citoyens
n'ayant pas encore le droit de vote. |
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| 13. Appliquer
la loi sur la communication des documents administratifs et faciliter
l'accès des citoyens à ces documents car leur lisibilité
reste difficile pour les non initiés. |
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| 14. Mettre
sur pied (en attendant le droit de vote des résident étrangers),
une structure municipale (ou intercommunale) de type conseillers
municipaux étrangers associés ou conseil de résidents
étrangers |
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| 15. modification législative : Ouvrir le droit de vote et d'éligibilité
aux élections locales à tous les résidents
étrangers (âgés de 18 ans ou plus, résidant
régulièrement en France depuis au moins trois ans),
à l'instar des résidents européens qui ont
aujourd'hui le droit de vote aux élections locales et
européennes. |
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| > Au niveau national |
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| La démocratie participative et
la citoyenneté doivent être abordées à
tous les niveaux et simultanément dans le quartier, la
commune, l'agglomération ou le pays, la nation, l'Europe
et le monde. Il s'agit de prendre en compte constamment les interdépendances,
afin d'éviter tout enfermement dans un local qui tournerait
au ghetto. |
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| 16. Modification
législative : Faire adopter
un nouveau statut des élus locaux, permettant à
toutes les professions (notamment les salariés du secteur
privé, notoirement sous-représentés) de
s'impliquer dans les responsabilités démocratiques.
Et renforcer le cadre légal et financier concernant la
formation des élus. |
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| 17. Modification
législative : Faire adopter
une réglementation plus libérale de régularisation
des sans-papiers et, en attendant, soutenir les comités
d'aide des sans-papiers, pour une reconnaissance du droit du
sol. |
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| 18. Modification
législative et constitutionnelle : Faire adopter une loi constitutionnelle sur la
modernisation et la démocratisation du Sénat qui
constitue aujourd'hui le point de blocage de la modernisation
de la vie publique française. |
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| 19. Mobiliser
l'opinion pour un ou plusieurs référendums sur
la modernisation de la vie politique (cumul des mandats, droit
de vote, réforme du Sénat). |
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| > Du local au global |
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| 20. Faire
voter par le conseil municipal un voeu pour la taxe Tobin qui prévoit une taxation des
flux financiers qui permettrait de réguler les échanges
financiers et de dégager des financements pour lutter
contre la pauvreté au niveau mondial. |
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| 21. Agir pour
la solidarité internationale à travers, mais pas
uniquement, les jumelages ; les partenariats internationaux devant
servir à la pédagogie d'un nouvel internationalisme
et au développement d'une coopération d'acteurs
à acteurs locaux. |
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| 22. Contribuer
à la constitution d'une citoyenneté européenne,
en montant, en particulier avec les écoles et les associations
d'éducation populaire, des actions pédagogiques
grâce, entre autres, au réseau Internet. |
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| 23. Favoriser,
tant au niveau local que mondial, une agriculture raisonnable
et durable opposée à l'agriculture productiviste.
Cela peut passer localement par des actions concrètes
de type : charte des agriculteurs du territoire, aide à
l'installation d'agriculteurs, aide au développement de
filières biologiques. |
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| 24. Amener
la population à mieux consommer (à travers par
exemple le commerce équitable) ; dans ce même esprit,
encourager les circuits courts de commercialisation qui prennent
appui sur les ressources locales et qui les valorisent, réduisant
ainsi les transports lourds à longue distance. |
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| Une gouvernance
locale démocratique |
| Transparence, partage du pouvoir, collégialité
: refuser une démocratie uniquement représentative
; refuser la confiscation du pouvoir au profit d'une classe
politique cumularde et masculine. La notion de gouvernance démocratique
qui s'appuie sur le débat public invite à définir
une nouvelle méthode pour construire la décision
locale, une nouvelle façon de fonctionner collectivement,
une nouvelle organisation en réseau, un véritable
partenariat avec les différents acteurs du territoire.
C'est prendre le risque démocratique de reconnaître
les citoyens partenaires de la décision locale. |
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| > Une appropriation
citoyenne de l'information |
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| 25. Veiller
à ce que les documents municipaux soient moins des organes
de promotion du conseil municipal et du maire, que de vrais outils
d'information des citoyens, des associations et des élus
minoritaires et qu'ils s'ouvrent au débat. Développer
leur autonomie rédactionnelle. |
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| 26. Encourager
la création de cafés-citoyens ou de forums permanents
(cybernétique ou non), lieux de débats publics
informels. |
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| 27. Créer
des points publics d'accès à Internet et permettre
à toutes les écoles de la commune d'accéder
à Internet. D'une manière générale,
organiser des actions qui favorisent l'appropriation démocratique
des nouvelles technologies de l'information et de la communication. |
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| > Un véritable
partenariat avec les associations locales |
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| 28. Adopter une charte des
relations avec les associations qui permettra d'améliorer
le cadre des conventions de délégation de missions de service
public. |
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Délégation
de service public: Une
commune qui choisit de déléguer une partie des
ses compétences peut choisir un partenaire privé
(une entreprise, comme souvent pour la gestion de l'eau, ou une
association d'éducation populaire pour les actions socio-éducatives,
par exemple) |
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| 29. Ouvrir des lieux du type
maison des associations ou maison du citoyen, favorisant la mutualisation
des projets associatifs ou citoyens plutôt que l'atomisation
de leurs différents modes d'implication dans l'espace
public local. |
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| 30. Contribuer à la
formation des bénévoles associatifs pour en augmenter
le nombre, limiter le cumul des mandats associatifs, et permettre
aux militants d'acquérir un statut et une légitimité
parmi les acteurs locaux. |
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| 31. Affiner les missions des
équipements de proximité (centres sociaux, maisons
des jeunes, pour tous ou de quartier) pour qu'ils soient facteurs
de lien social, de pédagogie de la citoyenneté
et d'apprentissage de la participation davantage que des lieux
de consommation de loisirs. |
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| 32. Renoncer définitivement
aux associations para-municipales placées sous la gestion de fait des élus. |
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Gestion
de fait: Le
maire qui est président d'une association para-municipale
vote les subventions en tant que maire et vote les dépenses
en tant que président de l'association ; il y a donc collusion
entre l'ordonnateur et le payeur et c'est illégal |
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| 33. Faire du conseil municipal
un lieu ouvert au débat avant d'être une chambre
d'enregistrement de décisions prises en commissions et,
pour cela: interrompre les séances pour permettre aux
citoyens présents de s'exprimer, utiliser les nouvelles
technologies de communication, veiller à la publicité
légale avant et après la réunion du conseil. |
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| > La démocratie
locale dans les instances de décision locales |
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| 34. Revoir
le règlement
intérieur
du conseil municipal et du conseil de l'établissement
public de coopération intercommunale, afin de donner toute
sa place à l'expression des groupes d'élus politiques
minoritaires, quels qu'ils soient, et de leur assurer les moyens
matériels (bureau, secrétariat, expression). |
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Un règlement intérieur du conseil municipal
doit être voté dans chaque commune. Il doit préciser
le déroulement des séances du conseil municipal
et les moyens alloués aux groupes d'opposition. Il offre
une image du degré d'information et de liberté
de débat et de la marge de négociation entre les
différentes tendances qui composent l'équipe muncipale. |
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| 35. Utiliser
le référendum
local avec
prudence et sans démagogie. S'engager à ce que
le référendum soit pratiquement décisionnel
(à défaut de l'être légalement), c'est-à-dire
que le conseil municipal (ou intercommunal) transforme automatiquement
l'avis majoritaire en délibération (lire aussi
la proposition n° 46). |
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Le référendum local: la loi du 6 février
1992 fixe les limites du référendum local : par
exemple, seuls sont électeurs les personnes inscrites
sur les listes électorales (donc pas les étrangers),
le référendum est aujourd'hui à l'unique
initiative des élus et son résultat n'est qu'un
avis qui peut ne pas être suivi par le conseil municipal. |
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| 36. Indiquer
sur la liste présentée pour les élections
municipales, en attendant l'élection au suffrage universel
direct des délégués intercommunaux, les
délégations attribuées aux futurs élus
dans les établissements publics de coopération
intercommunale (lire aussi propositions n°59 et 60). |
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| 37. Nommer
un adjoint ou un vice-président d'établissement
public de coopération intercommunale à la démocratie
locale et/ou à la citoyenneté. Donner à
cette délégation les moyens d'une politique transversale
et une place identique aux délégations traditionnelles. |
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| 38. Respecter
le pluralisme proportionnel pour les représentations du
conseil municipal dans les EPCI, les offfices HLM, les sociétés
d'économie mixte locale, les conseils d'administration
associatifs pour permettre la transparence démocratique
des choix faits dans ces assemblées. |
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| 39. Favoriser à l'engagement des
femmes dans la vie citoyenne et dans la vie politique au delà
des dispositions électorales issues de la loi du 6 juin
2000 « tendant à favoriser l'égal accès
des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions
électives ». |
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| 40. Organiser
la séparation, dans l'ensemble des collectivités
territoriales, entre le pouvoir exécutif et le pouvoir délibératif. Assurer la collégialité
des délibérations et des décisions exécutives
pour rendre plus lisibles les choix faits par la collectivité. |
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Pouvoir
exécutif et délibératif: au niveau national, les deux pouvoirs
sont séparés : le Parlement représente le
pouvoir délibératif, il vote les lois ; le gouvernement
représente le pouvoir exécutif, il met en oeuvre
les lois. Au niveau local, il n'y a pas de séparation
entre les deux pouvoirs : le conseil municipal présidé
par le maire cumule les deux : il vote les arrêtés
municipaux et les met en oeuvre.'' |
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| 41. Modification
législative : Interdire
le cumul de deux mandats exécutifs simultanés et
dans le temps, et limiter le cumul simultané à
une fonction exécutive et une fonction délibérative
pour libérer des places au profit de nouveaux candidats. |
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| 42. Modification
législative : Organiser
l'élection des représentants de l'ensemble des
collectivités territoriales aux même dates. Adopter
pour tous les scrutins (communaux, intercommunaux, départementaux,
régionaux) une loi électorale identique, comparable
à l'actuelle loi municipale, mais améliorée
: scrutin de liste proportionnel avec une prime au majoritaire,
assurant à la fois la stabilité des exécutifs
et la représentation des minorités. |
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| La démocratie
pour une ville solidaire |
Renouveler la ville en
préservant les liens sociaux ; gérer la ville dans
une optique de développement durable et en limitant la
consommation d'espace ; assurer la mixité sociale et en
évitant la spéculation foncière et immoblière
; favoriser le droit au logement et aux services : autant d'objectifs
politiques qui ne peuvent se concrétiser sans la mobilisation
de tous.
Il s'agit donc à tout moment de permettre la participation
des habitants et d'accroître leur expertise, en mettant
sur pied des structures pédagogiques d'appropriation. Autant
d'actions indispensables pour construire une ville solidaire inscrite
dans le cadre du développement durable. |
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| > Les habitants
dans la politique de la ville |
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| 43. Mettre
en place des mécanismes d'écoute de la parole des
habitants et des associations : boîtes au lettres, téléphone
vert, permanences, visites... et répondre correctement,
exhaustivement et rapidement aux interpellations. |
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| 44. Aider
à la création d'un observatoire indépendant (ou toute structure
équivalente du type commission tripartite élus,
techniciens, habitants) qui suit et évalue les dispositifs
de participation. |
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Un observatoire de la citoyenneté
ou de la démocratie locale est une instance installée
auprès de la municipalité qui peut être
composée d'élus, de techniciens, de citoyens
et d'experts afin d'observer le fonctionnement des structures
et processus de démocratie participative. L'observatoire
publie des rapports annuels. Il existe un observatoire
de ce type à Poitiers et un autre dans le XXe
arrondissement de Paris.
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| 45. Accepter
la mise en place d'une structure indépendante d'évaluation
démocratique des politiques publiques locales permettant
des comptes-rendus pluralistes et contradictoires périodiques. |
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| 46. Modification
législative : Faire voter
la possibilité d'initier des référendums
d'initiative locale par un certain pourcentage (10 %) des électeurs
d'une commune. Le conseil municipal étant obligé
de délibérer sur son objet (lire aussi proposition
n°35). |
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| 47. Créer
avec d'autre structures de financement un fonds d'initiatives d'habitants qui permet de financer
de façon simple et rapide les projets individuels et collectifs
ne trouvant pas d'autres moyens de financements (petits projets,
projets individuels hors vie associative, projets de personnes
démunies). |
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Un
fonds d'initiatives d'habitants: mis en place dans le cadre des contrats
de ville, ces fonds sont destinés à soutenir par
des petites sommes (en principe pas de plus 10 000 francs) des
projets associatifs ou de groupes organisés. Les fonds
peuvent être abondés par différentes institutions,
fondations et collectivités. |
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| > L'urbanisme
au service des citoyens |
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| 48. Doter
la ville (ou l'établissement public de coopération
intercommunale, EPCI) d'un instrument démocratique et
prospectif, permettant une analyse de l'impact des décisions
en matière urbaine, au regard des critères du développement
durable. |
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| 49. Multiplier
les lieux et les outils de débats publics sur les projets
d'urbanisme de la ville et plus largement du territoire. Et développer
l'information sur l'urbanisme pour permettre une expression citoyenne
réelle lors de l'élaboration des nouveaux plans
locaux d'urbanisme (ou cartes communales pour les plus petites
communes) et lors des enquêtes publiques. |
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| 50. Créer
des ateliers d'urbanisme (ou des structures équivalentes)
permettant de travailler régulièrement et durablement
avec des groupes d'habitants en amont des projets d'urbanisme
du territoire. |
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| 51. Développer
au niveau intercommunal les transports en commun (trams, trains,
bus, taxis collectifs) et travailler sur le partage de la rue
pour laisser une place aux cyclistes et aux piétons, en
particulier dans l'élaboration des plans de déplacement
urbain qui pourraient devenir obligatoires pour toutes les communes
d'une certaine taille. |
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| > Une politique du logement équitable |
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| 52. Démocratiser
la gestion des organismes d'HLM et des sociétés
d'économie mixte, en accroissant au sein de leur conseil
d'administration ou de surveillance le nombre et le pouvoir des
locataires et des résidents. |
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| 53. Assurer
la transparence des commissions d'attribution des logements avec
une adoption et un affichage clairs des critères objectifs
d'attribution. |
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| 54. Donner
la priorité à la rénovation du parc ancien
(dans le cadre d'opérations programmées d'amélioration
de l'habitat, par exemple) afin d'éviter l'étalement
urbain. |
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| 55. Renforcer
la réquisition de logements vides afin de libérer
des logements pour des personnes en difficulté. |
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| La démocratie
au service d'un éco-développement |
| Il
s'agit d'établir un véritable projet de territoire
basé sur les principes du développement durable.
L'accent doit plus particulièrement être mis sur
la transparence et la démocratisation du fonctionnement
des établissements publics de coopération intercommunale
(EPCI) : dans leur composition, dans les rapports entre délégués
et avec les conseils municipaux qui ont mandaté ces délégués,
ainsi que vis-à-vis des citoyens. Ce meilleur fonctionnement
démocratique permettra une adhésion au projet de
développement solidaire et écologique du territoire. |
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Le
développement durable allie développement économique,
respect de l'environnement et prise en compte des questions sociales.
Le développement durable n'est pas une procédure,
mais une prise de conscience, une démarche et un processus
à mettre en oeuvre avec tous les acteurs locaux. |
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| > Une intercommunalité de développement |
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| 56. Informer
régulièrement les habitants sur les compétences,
le budget et le fonctionnement des structures intercommunales. |
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| 57. Créer
des structures de type conseils économiques et sociaux d'agglomération
ou de pays. |
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Conseil
économique et social: il existe des conseils économiques et sociaux
auprès des conseils régionaux ; ils regroupent
des personnes qualifiées de la société civile
(représentants d'entreprises, d'organisations syndicales,
d'associations) et élaborent des rapports consultatifs
pour les élus régionaux. Certaines communes ont
mis en place ce type de structures consultatives auprès
du conseil municipal. |
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| 58. Mettre
en place des conseils de développement qui associent effectivement
des représentants d'associations et des habitants et sont
consultés en amont de tout projet de territoire. |
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| 59. Modification
législative : Élire au suffrage universel
direct les instances intercommunales - urbaines et rurales -,
dans les mêmes conditions que les autres collectivités
territoriales (lire aussi propositions n° 36 et 60). |
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| 60. Dans l'attente de l'élection au suffrage universel
direct des instances intercommunales (lire propositions n°
36 et 59), s'assurer que toutes les tendances politiques présentes
dans les conseils municipaux soient représentées
au sein de ces structures par la délégation d'élus
minoritaires, ce que la loi permet, en tant que titulaires ou
suppléants. |
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| 61. Adopter
une charte de territoire basée sur les principes de développement
durable, sur la base un agenda 21 local. |
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Agenda
21 local: suite
au sommet de Rio qui a permis de faire connaître le principe
de développement durable (lire page 15), les États
se sont engagés à mettre en oeuvre un plan d'action
global permettant d'assurer le développement durable appelé
Agenda 21. Des collectivités locales se sont engagées
à mettre en place des Agendas 21 locaux (en France : Athis-Mons,
Romans, Saint-Denis) afin de décliner localement les orientations
de Rio. |
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| > Une écologie de proximité |
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| 62. Constituer une maison de la nature et de l'écologie
servant de base pédagogique, qui permettra, avec les
écoles, les fédérations d'éducation
populaire et d'autres acteurs associatifs, la constitution d'une
culture de l'écologie. Insister sur la sensibilisation
aux pollution liées à l'habitat : insalubrité,
mauvaise conception ou utilisation des systèmes de chauffage
et d'aération, ordures ménagères. |
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| 63. Assurer
la surveillance des niveaux de pollution et une connaissance
de la nature des pollutions sur l'ensemble du milieu. Créer
si nécessaire des observatoires dédiés à
veiller à la transparence, la diffusion et l'utilisation
des résultats de cette surveillance. |
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| 64. Appliquer localement la règle " pollueur-payeur
" et inciter les entreprises à se lancer dans des
démarches respectueuses de l'environnement. |
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| 65. Créer
une commission consultative municipale à l'écologie
associée préalablement à tout projet de
développement économique ou d'urbanisme afin de
porter attention à toutes les conséquences sur
le cadre de vie : consommation énergétique, problématique
des déplacements et transports, pollution atmosphérique
et sonore notamment. |
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| 66. Encourager
les expérimentations relatives aux énergies douces
et renouvelables et donner l'exemple en les utilisant pour les
bâtiments municipaux et le garage municipal. |
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| 67. Lutter
contre les gaz à effet de serre en agissant sur les choix
en matière d'urbanisme, de transports, de gestion des
déchets et de consommation d'énergie. |
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| > Un développement économique
solidaire |
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| 68. Créer
une maison de l'emploi et de la solidarité mettant à
disposition un guichet d'information et d'orientation unique
et ouvert à tous les publics sur les dispositifs de recherche
d'emploi, de formation et d'aide à la création
d'entreprise afin de promouvoir une gestion territorialisées
de l'emploi. |
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| 69. Soutenir
les initiatives associatives en faveur de l'emploi comme les
clubs d'entrepreneurs et d'investisseurs et les pôles d'économie
sociale et d'économie solidaire. |
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| 70. Mobiliser
les ressources humaines du territoire porteuses de projets et
micro-projets de développement économique local,
autour de la notion d'emploi d'utilité sociale. |
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| 71. Promouvoir
les services de proximité et la solidarité économique
au travers de régies
de quartier
associant locataires, bailleurs sociaux(notamment offices HLM)
et collectivités locales. |
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Une
régie de quartier est une association qui regroupe des représentants
des collectivités territoriales, des logeurs et des habitants.
Son objectif est de créer des liens sociaux sur un territoire
d'exclusion ; par la création d'emplois de proximité
destinés aux habitants du quartier ; par la responsabilisation
des habitants en matière de gestion urbaine quotidienne
; par la participation des habitants à la vie associative. |
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| La démocratie
pour une société plurielle |
Une municipalité
se doit d'agir pour l'ensemble de la population et être
à l'écoute des différentes préoccupations
et des différentes façons de vivre la ville.
Elle doit prendre en considération les populations exclues,
attacher une importance aux différentes expressions culturelles
Le tout en établissant des partenariat multiples avec l'État,
les associations d'habitants, les établissements scolaires,
les jeunes citoyens et les associations de parents d'élèves
pour mieux vivre ensemble la ville.
Il s'agit donc de respecter les particularismes d'une société
interculturelle et de considérer ces diversités
ethniques, mais aussi générationnelles ou sociales,
comme une richesse. |
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| > Une citoyenneté sociale |
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| 72. Créer
un centre
communal d'action sociale (CCAS) intercommunal et/ou une commission
extra-municipale sociale avec tous les acteurs publics et privés
du secteur. |
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Le
Centre communal d'action sociale est un établissement public géré
par un conseil d'administration présidé par le
maire. Le CCAS installé sur le territoire de la commune
remplit trois missions : il instruit les demandes sociales ;
il met en uvre la politique sociale communale et s'occupe de
l'animation du développement social local. Depuis 1992,
le CCAS peut traiter les demandes d'allocation de RMI ainsi que
les demandes d'aide médicale gratuite. |
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| 73. Ouvrir
des centres municipaux de la santé accessibles à
tous et mettre en place des unités de soin mobiles aptes
à aller à la rencontre des personnes marginalisées
qui, faute de papiers ou par barrière culturelle, ne profite
pas de dispositifs de type couverture médicale universelle
et aide médicale d'État. |
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| 74. Mener
avec les écoles, les fédérations d'éducation
populaire et les professionnels locaux de la santé des
actions d'éducation à la santé et d'hygiène
alimentaire. |
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| 75. Assurer
une souplesse et une diversité des modes de garde des
jeunes enfants : par la création de commissions de cogestion
où les associations de parents trouveraient toute leur
place, assurer la transparence dans l'attribution des places
de crèches, mettre en place des horaires d'ouverture en
phase avec la pluralité des modes de vie des parents (horaires
décalés, travail de nuit, précarité). |
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| 76. Insérer
un schéma
communal ou intercommunal de gérontologie dans le schéma
départemental. Favoriser le maintien à domicile
; associer les retraités et les personnes âgées
à la conception et à la gestion de ce secteur. |
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Le
schéma communal ou intercommunal de gérontologie:
certes,
l'action sociale est une compétence du conseil général.
Mais de plus en plus de communes (à travers leur centre
communal d'action sociale, lire page 19) s'engagent dans de véritables
politiques sociales, en particulier en direction des personnes
âgées. Certaines d'entre elles élaborent
un schéma communal en partenariat avec les associations
et les professionnels du secteur. Il repose sur un diagnostic
préalable. |
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| 77. Recréer
de véritables lieux de coexistence intergénérationnelle,
comme les regroupements entre crèches et maisons de retraite
ou les interventions de groupes scolaires dans les établissements
de personnes âgées. Penser de manière générale
l'utilité sociale des personnes âgées. |
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| 78. Avoir
une nouvelle réflexion relative aux tarifications des
services publics communaux et intercommunaux pour opérer
de véritables transferts sociaux (quotient familial, carte
unique, systèmes dégressifs). |
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| > Le droit à la sécurité |
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| 79. Redynamiser
les conseils
communaux de prévention de la délinquance pour qu'ils deviennent
de véritables instances de développement et de
mise en cohérence des actions de prévention. |
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Le
conseil communal de prévention de la délinquance
(CCPD): tout
conseil municipal peut créer un CCPD. C'est une instance
de concertation entre l'État, la commune et les acteurs
sociaux présidée par le maire. Le CCPD connaît
un regain d'intérêt dans le contexte actuel de recherche
d'un lieu de cohérence des pratiques de prévention
et de sécurité. Chargés de lutter contre
la délinquance au niveau local, les CCPD doivent aujourd'hui
être cohérents avec les contrats locaux de sécurité.
(lire page 19) |
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| 80. Élaborer
un contrat
local de sécurité résultant de la synthèse du point
de vue des différents acteurs et intégrant les
actions de prévention, pour que tous les intervenants
locaux de la prévention travaillent en intelligence, à
partir d'un diagnostic partagé. |
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Le
contrat local de sécurité (CLS) est une procédure mise en place
depuis 1997. Signés par les principaux acteurs de la lutte
contre l'insécurité, le CLS s'appuie sur la prévention
et la répression et vise à la sécurité
des personnes, des biens et des espaces de la ville. Fondé
sur le partenariat, il fait l'objet d'un diagnostic, d'une charte
d'objectifs et d 'une évaluation. |
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| 81. Mettre
en place des dispositifs de médiation sociale, de type
auxiliaires locaux de sécurité publique, en associant
la population et les associations de voisinage. Favoriser les
actions visant à développer cette fonction de médiation
directement dans les rapports intergroupaux et interpersonnels
(éducation à la résolution de conflits). |
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| 82. Établir
un partenariat avec le conseil général, pour préciser
les missions des clubs et équipes de prévention
spécialisée dans le cadre de leur articulation
avec les autres acteurs. |
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| 83. Travailler
avec l'État, pour une justice plus proche des habitants,
en créant en particulier des maisons de la justice et du droit, afin de développer
des procédures plus simples, aux délais plus courts,
plus en phase avec les besoins des citoyens. |
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Maison
de la justice et du droit: lieux de pédagogie du droit et de respect
des libertés, les maisons de la justice et du droit permettent
d'apporter des réponses plus rapides aux actes de petite
et moyenne délinquance. Cette justice de proximité
permet de traiter par la médiation pénale, le classement
sous condition ou le rappel à la loi, un certain nombre
d'infractions qui faisaient souvent l'objet d'un classement sans
suite. Les maisons de la justice et du droit facilitent l'accès
au droit et l'aide aux victimes. |
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| > Une vie culturelle multiple et de proximité |
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| 84. Développer
la lecture publique ; et, à travers les bibliothèques,
les discothèques et médiathèques, faire
un effort particulier à l'égard de ceux qui ne
sont pas spontanément demandeurs. Multiplier les animations
dans ces lieux. |
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| 85. Multiplier
les écrivains publics. Sensibiliser les jeunes générations
à la lecture et les former à la lecture des images
audiovisuelles. |
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| 86. Soutenir
les cinémas associatifs et d'art et d'essai en les aidant
notamment à développer leur projet éducatif
d'ouverture aux mondes et aux hommes par la diffusion d'images
qui sont commercialement libres. |
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| 87. Promouvoir
la créativité musicale, chorégraphique et
plastique des citoyens par des manifestations locales, dans le
cadre scolaire ou celui des équipements de proximité.
Veiller particulièrement aux publics les plus fragiles
culturellement, grâce à des interventions artistiques
dans les hôpitaux, les maisons de retraite et l'espace
public. |
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| > Des projets éducatifs locaux |
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| 88. Favoriser
des pédagogies innovantes, concernant la citoyenneté,
l'environnement, la solidarité nationale et internationale,
notamment à travers les temps péri et para-scolaires
(les centres aérés, les colonies de vacances, les
classes de mer, de campagne, etc.). |
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| 89. Encourager
dans les établissements scolaires des opérations
d'éducation au civisme et à la citoyenneté.
Multiplier les outils d'analyse dont disposent les enfants pour
comprendre leur environnement : quartier, commune, système
administratif français, etc. (par exemple : classes de
ville). |
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| 90. Mettre
en place avec les différents partenaires de l'éducation
(éducation nationale, collectivités locales, associations
d'éducation populaire, associations de parents d'élèves)
un contrat
éducatif local
permettant de faire un diagnostic des besoins éducatifs
locaux et de mieux adapter la politique locale. |
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Le
contrat éducatif local: basé sur un diagnostic préalable,
ce contrat réunit des partenaires locaux et l'éducation
nationale afin de définir les grands axes de la politique
éducative locale (équilibre entre les temps scolaires,
péri-scolaires et extra-scolaires par exemple). |
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