Accueil au Palais des congrès, samedi 29 mars, de 9 h à
9 h 30.
Préparation : ADELS, MJC en Rhône Alpes
Animation : Gilles DREANIC - MJC en Rhône-Alpes
> texte introductif
Au cœur de l’économie libérale,
partagé en producteur et consommateur de biens et services,
ou bien exclu de la faculté de produire et de consommer,
l’homme de ce début du troisième millénaire
reste fasciné par l’idéologie du développement,
de la réussite et du progrès. Celle-ci sur valorise
tout ce qui est nouveau et voue aux gémonies ce qui est
ancien : c’est de cette manière que se gaspillent
les ressources de la planète sans aucune retenue . Dans
son territoire, l’homme peut-il vraiment prendre en compte,
en limitant délibérément sa consommation,
les besoins des générations futures ? A quelles
conditions les enfants qui découvrent le monde aujourd’hui
peuvent-ils avoir un comportement radicalement différent
du notre ?
Le « repli sur soi » anonyme est-il compatible avec le sursaut
collectif générateur d’un monde plus humain ? Si cela
est encore possible cette gageure n’est-elle pas celle de tous les
territoires, autant de villages planétaires ?
• Dans cette perspective comment les territoires doivent-ils être
gouvernés ? Les communes d’hier n’ont-elles pour vocation
que de se faire absorber par des unités de gestion plus importantes
à la manière des entreprises victimes de multinationales
gloutonnes ?
• Les territoires sont-ils tous en concurrence ou peut-on imaginer
qu’ils peuvent être en équilibre durable : une population
en croissance maîtrisée, produisant une partie de ses besoins
essentiels et échangeant avec d’autres ce qu’elle ne
produit pas et qui lui est nécessaire ?
• Comment la singularité des territoires qui est réelle,
peut-elle perdurer et résister à la banalisation et à
l’uniformisation des comportements ? Comment les habitants d’un
territoire peuvent-ils partager ces valeurs et définir un projet
qui les respecte ?
• Comment aujourd’hui continuer à faire confiance à
des élus qui ont asservi leurs territoires aux exigences du marché,
de l’emploi, sans s’opposer efficacement à l’augmentation
de l’écart de richesse, à celle de la population exclue
?
• Comment prendre en charge directement et collectivement notre
destin en maîtrisant les évolutions qui se produisent sur
nos territoires ? Nos cadres de gouvernements locaux actuels que sont
les communes ou les communautés ont-elles des chances, telles qu’elles
sont mises en place, de garantir aux habitants cette maîtrise nécessaire
? La répartition plus claire des compétences, une nouvelle
étape de décentralisation, et même l’élection
au suffrage universel des élus intercommunaux pourraient-ils réellement
permettre la maintenance d’un cadre de vie équilibré
?
- Si l’on ne parvient pas à le faire au niveau des communautés
comment peut-on espérer le faire au niveau des pays, des régions,
de l’Europe et du monde ? Comment définir un cadre de vie
acceptable dans dix ou quinze ans ? Comment établir des relations
d’échanges équilibrés entre un territoire et
des territoires proches ou plus lointains ? Comment éviter de rendre
obsolescente toute initiative, tout investissement, au nom de la modernité
? Comment organiser l’action publique sur un territoire sans se
vendre aux démons du libéralisme ?
• Si cette vision de l’avenir de territoires n’est pas
partagée au sein des conseils de développement a-t-on la
moindre chance de produire autre chose que le développement générateur
de toujours plus d’inégalité et d’exclusions
dans nos communes, dans nos communautés, dans nos pays et nos agglomérations,
comme en Europe et dans le reste de la planète ?
N’est-il pas temps d’inventer un autre concept pour éclairer
nos projets de territoires ? Un concept qui traduirait la volonté
de vivre en équilibre avec l’environnement, en paix et en
solidarité au sein de communautés favorisant l’épanouissement
personnel singulier pour tous, de la naissance à la mort, non pas
de manière cloisonnée mais en interrelation avec d’autres
territoires partageant le
même objectif ? N’est-ce pas la condition pour que nos projets
de territoires ne soient pas la répétition mécanique
de modèles qui ont déjà montré leurs limites
et pour que nous sachions enfin à quoi peuvent servir les outils
aveugles que sont nos établissements publics locaux ?
témoignage
- Communauté de communes du Vallon Lyonnais
Des associations diverses, notamment de jeunes s’organisent et se
réunissent à l’échelle intercommunale pour
être reconnues comme interlocuteur auprès de la nouvelle
communauté de commune. Chemin difficile car changement de pratique,
lenteur des prises de conscience, besoin d’accompagnement pédagogique.
Le témoignage sera porté par un jeune président d’association
(MJC Vaugneray), l’accompagnateur professionnel. L’élue
référent de la communauté de » commune est
sollicitée.
- Les ateliers de l'Avenir : Trélazé (49)
Deux centres sociaux de Trélazé (ville industrielle
de l'ardoise de la périphérie angevine) ont impulsé
et accompagné depuis avril 2000, en collaboration avec
le MDSL, un travail participatif de réflexion et de création
de projet dénommé Ateliers de l'Avenir. Un groupe
d’habitants issu de cette démarche présentera
leur perception des échelons de pouvoir et de décisions
auxquels ils sont confrontés, de leur quartier à
l'agglomération, concernant les grands projets d'avenir
de leur commune ; des projets pour lesquels ils réfléchissent
et s'engagent.
• Les MJC en Rhône-Alpes - 3 r Hérideaux
69008 LYON - 04 78 78 96 96
• Ateliers de l'Avenir :
Centre social Ginnette Leroux - Leo Lagrange - BP 105 - 49 800
TRELAZE - 02 41 69 00 12 - mail : centre.ginette-leroux@wanadoo.fr
• Centre social CAF le Petit Bois, - BP 101 - 49 800
TRELAZE - 02 41 96 14 22