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vous êtes ici : > édition > les ouvrages > Développement social participatif, modes d'emploi 
 
les éditions de l'Adels
 
 
Développement social participatif,
modes d'emploi
tarifs à l'unité ( franco de port) :
* de 1 à 9 exemplaires : 14 euros
* de 10 à 49 exemplaires -10% : 12,60 euros
* + de 50 exemplaires -20 % : 11,20 euros
Téléchargez la plaquette de présentation de l'ouvrage (format pdf *, 172 Ko)
     
L'ouvrage a été réalisé grâce à une collaboration entre l'Adels et la Fédération des centres sociaux et sociaux culturels de France (voir la chronique "Centres sociaux... et citoyens" parue dans Territoires de février 2005 à janvier 2006) et avec le soutien de Mairie-conseil
 
Développement social participatif… Derrière la technicité des termes, c’est une société en projet qui se construit, c’est l’autonomie des personnes et des groupes dont il s’agit. Ce guide est là pour retrouver le sens caché des mots, et ainsi soutenir le passage à l’acte.
Le développement : accaparé par " l’économisme ", il a perdu son goût du subversif, et pourtant… le développement, c’est la révélation des potentiels locaux, des initiatives civiques, des utopies populaires.
Le social, ce sont les savoirs et les savoir-faire de la société, la connaissance de ses richesses, de tous les potentiels qui la nourrissent. Plutôt qu’un mode d’intervention d’une catégorie sociale aisée sur et pour " les pauvres ", le social rassemble les groupes entre eux pour qu’ils s’organisent un avenir acceptable et partagé.
La participation, loin du piège à " on " qu’elle est quelquefois accusée d’être, représente une démarche d’action collective, une éthique du vivre ensemble. Elle est porteuse de communication dans les organisations, de progrès dans les services publics, d’invention dans la démocratie. La participation est un projet qui repose sur les personnes et les groupes davantage que sur les structures et les dogmes.
Ce guide comprend deux grandes parties. La première interpelle et éclaire le lecteur sur les concepts que les institutions et les citoyens manipulent parfois de manière incertaine. La seconde décrit la genèse et la vie d’un projet de développement social en posant la question : " Comment faire en sorte qu’il soit réellement porté par la participation de tous ? "
Quatorze fiches d’expériences présentent en complément les réussites, les innovations et les doutes d’acteurs du développement social local, pour mieux faire vivre les problématiques évoquées dans ce guide.
Fruit de la collaboration de l’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale et de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France, avec l’appui de Mairie-conseils, service de la Caisse des dépôts et consignations, l’ouvrage accompagne les acteurs du développement social – élus locaux, professionnels des services, bénévoles et salariés associatifs – pour étayer leur réflexion et leur pratique quotidienne de la participation citoyenne.
 
Avertissement au lecteur
Vous avez les réponses…
Quelles sont les questions ?
 
Comment lire le guide développement social participatif ?
 
En se refusant d’ouvrir de simples boîtes à outils, l’Adels souhaite, à travers cette collection de guides critiques, donner quelques clés de lecture sur le sens, l’intérêt et les limites des diverses pratiques de participation.
Ce guide met en perspective, d’une part le sens politique du développement social à travers son essence participative, c’est-à-dire à la fois subversive et émancipatrice, et d’autre part les moyens, les méthodes, les contextes institutionnels tels qu’ils sont vécus par les acteurs locaux au quotidien depuis des années.
Proposer un modèle de développement serait en effet contradictoire avec les positions affirmées de l’Adels et de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France. Les très diverses initiatives locales, représentées au fil des pages dans des fiches acteurs qui illustrent le guide, montrent combien, s’il réside sur des bases solides, sur une capitalisation d’expériences et de connaissances sociales, le développement endogène doit se garder de toute rigidité, et cultiver l’imagination au service de ses valeurs.
Ce guide est donc un outils d’aide à la réflexion, un accompagnement pédagogique des démarches des acteurs. Il est d’ailleurs pluriel, écrit à plusieurs mains, proposant quelquefois sur une question, à divers endroits, des points de vue complémentaires. Il est en cela expérimental : comment rassembler des points de vue méthodologiques complémentaires à partir de valeurs partagées ? Ce fut le travail mis en œuvre pour l’élaboration de cet ouvrage.
Si son sommaire se veut cohérent, il n’est donc pas linéaire. La lecture en va-et-vient, selon les besoins du lecteur, l’actualité de son projet, est tout à fait possible. Et entre deux chapitres, les exergues dans les marges permettent une vision en diagonale des passages laissés pour un temps de côté.
En mode continu, aléatoire ou alternatif, que cette lecture vous fasse vous poser de nouvelles questions sur vos pratiques professionnelle ou militante présentes et à venir, pour que le mouvement du développement social local et participatif s’amplifie et trouve sa vraie place dans le paysage de l’action sociale encore marqué par bien des cloisonnements et quelques archaïsmes.


Lorsque la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) et l’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale (Adels) ont décidé de s’investir ensemble dans ce nouvel ouvrage de la collection " Modes d’emploi ", les deux associations savaient a priori partager deux passions essentielles, fondement de leur raison d’être : le développement social et la participation.
Très tôt après sa création, en 1959, l’Adels s’est attachée à développer une réflexion sur la participation des occupants des nouveaux programmes HLM. Si nécessaires qu’ils aient été dans la France des trente glorieuses, ces programmes de constructions massives ont créé un enfermement des populations dans des rôles sociaux figés. Au centre des villes : l’activité commerciale, le logement des plus aisés, la culture dominante. Que faire pour que les liens social, culturel et économique soient maintenus avec les marges de nos villes, et qu’à l’image du tissu urbain, la société toute entière ne se fractionne pas en zones imperméables les unes aux autres ? Les associations d’éducation populaire, les élus des villes et les groupes citoyens, en collaboration avec les groupes de locataires, inventent ce qui va devenir Habitat et vie sociale, puis le Développement social des quartiers. En s’appuyant sur l’expérience des professionnels en milieu rural ou des coopérants dans les pays du tiers-monde, c’est sur les ressources propres au territoire que les promoteurs du développement local affirment devoir mener des projets. La dynamique ne sera pas toujours consensuelle. De " luttes urbaines " en " mouvement social ", l’histoire de la participation des usagers à l’évolution du droit qui les concerne n’est pas sans vagues. Ce sont les signes d’une société qui bouge. Et depuis quarante ans, le monde a bougé, vacillé sur ses fondements. Nos représentations sociales, culturelles, philosophiques et politiques ont pris du plomb dans l’aile, à tel point qu’aujourd’hui, l’Adels, pour renouveler la démocratie et les institutions républicaines, affirme que la notion de démocratie participative doit être dépassée, alors même que nombre d’élus et de territoires ne l’ont pas encore adoptée. La participation n’est qu’un mot vide s’il ne signifie la coproduction de la décision. Parmi les multiples chantiers à mener dans ce sens, le développement social participatif est un des chemins indispensables pour créer les conditions de ce changement qui attend les territoires, les relations entre élus et citoyens, les organisations.
Les centres sociaux et leurs fédérations territoriales et nationale – selon les époques et les contextes – ont porté le projet " participatif " et " démocratique " de promotion des individus et des collectifs : à travers les notions de l’implication des usagers (années 60 / 70), de la participation des habitants (années 80), du " vivre ensemble la citoyenneté " (années 90), jusqu’à poser lors d’un Congrès de 1998 – préparant les choix de l’an 2000 – l’interrogation : " Des habitants prennent l’initiative ? ". Il s’agissait, dans la fidélité à leur manière de concevoir et de conduire l’action, de ne pas se laisser prendre à l’incantation des mots et d’avoir effectivement prise sur les réalités, les situations à changer : c’est leur conception de l’autonomie. La Charte fédérale de l’an 2000 donnait enfin l’occasion d’affirmer le centre social comme " un foyer d’initiatives porté par des habitants, appuyés par des professionnels, au service d’un projet de développement social local… "
Coproduire un projet de territoire avec les habitants s’associant dans des initiatives – avec des partenaires publics, selon des processus débattus, négociés –, c’est articuler étroitement trois dimensions structurantes : la logique du développement social local ; la certitude que rien ne se fait sans que les habitants prennent leur place active dans le processus ; la conviction enfin que c’est la méthode par projet qui permet de rendre effectives la démarche participative et la démarche de développement social. Cette méthode de conduite de l’action par projet participatif est à la fois associante et apprenante. Elle est source d’action collective non imposée par l’autorité d’un leader ou d’un groupe, elle découle d’une posture éthique : la volonté de chacun de nouer et de contractualiser librement des relations conscientes au service d’un projet choisi. Ce but de transformation sociale concrète traverse les échéances et les réalités de la vie quotidienne et de proximité.
Développement social et participation ont vocation à revisiter les pratiques, les objectifs et la mission que partagent des professionnels salariés et des équipes d’administrateurs bénévoles. À une époque où la notion de progrès est reléguée au rang de mythe du passé, où les parents, les adultes en général ne représentent plus pour les jeunes un modèle à atteindre et à dépasser, où les modes de vie des groupes sociaux sont perméables les uns aux autres, quelle attitude adopter lorsqu’on est responsable, animateur, conseillère familiale dans un équipement socioculturel de proximité ? On ne trouvera pas dans cet ouvrage un chemin tout tracé, une boîte à outils " prête à l’usage ". Plutôt des pistes ouvertes, un cadre de réflexion à s’approprier en équipe et à développer en fonction des réalités locales auxquelles on est confronté et sur lesquelles on décide d’agir en mettant le projet de l’habitant au cœur des pratiques sociales. C’est au plus près du fonctionnement quotidien des équipements que se joue la nécessaire mutation de l’assistance en développement, de l’action " descendante " en participation. Les deux associations coproduisant cet ouvrage souhaitent s’immiscer dans le dialogue entre le responsable d’équipement et l’animateur, entre le conseil d’administration et l’équipe salariale, entre le président et l’élu pour proposer des alternatives, des idées, une perspective.
Développement social et participation sont les ressorts qui motivent les organisations, les municipalités, les institutions dans une dynamique où l’habitant, le groupe social, la communauté d’intérêt sont le moteur initial. Le développement social participatif transforme la notion de proximité qui enferme dans un horizon trop restreint – en mobilité. Pas seulement la mobilité symbolique ou géographique des populations qu’on met en mouvement quand on est à leur écoute, mais la mobilité globale de toute la société. La décentralisation est un projet incomplet et insatisfaisant si elle s’arrête aux élus et oublie de doter de moyens les entreprises humaines et citoyennes, si elle ne permet pas aux institutions des plus locales au plus générales de s’impliquer concrètement dans une démarche de développement local. De même, on ne peut plus penser aujourd'hui l’action sociale comme le projet d’une partie de la société envers une personne ou un groupe social. Ce Développement social participatif, modes d’emploi n’est pas un registre de consignes émises par leurs auteurs, comme s’il existait une vérité générale à mettre en pratique localement. Le développement local demande à chaque territoire de s’impliquer dans son propre développement, en s’appuyant sur les ressources dont il dispose et, parmi elles, en premier chef, celles que leurs habitants sont capables de mobiliser.
Le développement social participatif est l’expression vivante et contemporaine du renouvellement de la politique dans le plus noble sens du terme. Nombreux sont les observateurs qui affirment que réactiver le lien social est la condition primordiale pour penser le renouvellement de la démocratie. Le développement social participatif est une contribution essentielle pour repenser le lien entre nos organisations républicaines, locales ou nationales et le fonctionnement économique de la planète. Là encore, les modèles anciens ont montré leurs limites. Ils ne sont plus crédibles et doivent être remplacés. Est-il prétentieux de croire que le programme d’une association, les missions d’un service municipal peuvent participer à la définition de ce que sera demain la politique ?
François Hannoyer, directeur de l’Adels, et Henry Colombani, délégué national de la FCSF.
 
sommaire
 
CHAPITRE 1 - Des notions à éclaircir, des actions à baliser

* Social
De la pauvreté au travail social
Aide sociale, action sociale, protection sociale

* Développement
Le développement : une notion polysémique, voire polémique !
La laïcisation du développement social et son ouverture aux questions de société
Développements social, culturel, économique : des liens non hiérarchisés

* Local
Développement social, développement territorial

* Pparticipatif
Participation ?
Participants ?
Participer ?
La participation : une valeur, comme la solidarité et la citoyenneté

* L'habitant
L'Habitant-usager-citoyen
Sans-voix, non-écoutés : non-public ?

* Le développement social local : contraintes et distortions
Le développement social local entre l'ascendant et le descendant
La participation instrumentalisée
Des contraintes réversibles et contournables
Le développement social en interaction avec l'éducation populaire

CHAPITRE 2 - Avant, pendant, après : l'habitant omniprésent

* Les habitants à l'initiative des projets
Les modes d'expression de la demande sociale
Les postures d'écoute dans le développement social participatif

* Trouver sa place dans le projet
L'expertise d'usage contre la segmentation
Repenser la place du bénévolat
Ne pas enfermer l'habitant dans le traitement social
Ne pas faire barrière entre l'habitant et le politique
L'évaluation participative
Quel mode de gestion privilégié pour des projets participatifs ?
Le poids et les ambiguïtés de la gestion publique

* Se placer dans un territoire
Sortir du social, s'ouvrir au territoire
Le développement social local et les instances de démocratie participative
Territoires spatiaux, territoires temporels
Centres sociaux et intercommunalité
Le développement social local et la politique

Les fiches-expérience

" Le jardin de ta Soeur "
À Saint Jean d’Angély, les habitants (s)ont la clef du centre
Quand les habitants se mettent en scène : les Farfalouv’s
Créer de nouveaux centres à partir d’une connaissance partagée du territoire
Les 500 heures de Plouzané
À Ganges, un collectif d’habitants anime la vie locale
Les habitants de La Rouguière échangent leurs savoir-faire
Fonds de participation des habitants : de l’argent au service du changement social
Spirale vertueuse et Marche pour la paix à Nanterre
La régie de quartier de Pont-à-Mousson
À Valensolles, la citoyenneté part de l’école
Le comité d’usagers du CCAS se penche sur Angers
Femmes-relais en Seine-Saint Denis