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L'Adels
 
L'association
 
L'Adels est un lieu d'échange et de propositions pour le développement de la démocratie locale.

L'Adels regroupe depuis son origine, en 1959, des élus locaux, des militants associatifs, des professionnels intervenant dans le champ local et des citoyens engagés dans la vie locale.
Au travers de groupes de travail, de publications, de formations ou de colloques, l'Adels agit pour que de nouveaux rapports s'établissent entre les citoyens et leurs représentants politiques, rapports construits autour de la participation des citoyens à des processus de délibération collective au niveau local et portés par une volonté des élus d'établir une démocratie participative impliquant réellement les citoyens.

L'Adels est partie prenante des mouvements citoyens qui, du local au mondial, tissent un réseau de coopération en faveur de l'émergence d'une nouvelle société civique.

L'Adels édite le mensuel Territoires. La revue est composée de 50 pages pour plonger toujours plus au coeur des initiatives citoyennes, être au fait de l'actualité de la démocratie locale en France et dans le monde, et avoir un autre regard sur les enjeux politiques et sociaux. Sans oublier, chaque mois, au centre du numéro, un dossier alliant pédagogie et présentation de multiples expériences de terrain qui permet d'approfondir une des multiples facettes de la démocratie locale. Le dossier est réalisé par des élus, des professionnels de l'action locale, des universitaires, des responsables associatifs et des journalistes.

L'Adels organise aussi :
- des formations : des cycles décentralisés élaborés à partir de la demande des acteurs locaux qui sollicitent l'association. Thèmes les plus souvent traités : connaissance des collectivités territoriales, politiques locales (finances, social, développement, vie associative, démocratie locale, intercommunalité);
- des études-action menées en partenariat local ou national ;
- des séminaires restreints regroupant élus, cadres de la fonction publique territoriale et militants associatifs, des colloques régionaux ou nationaux, parmi lesquels les Rencontres de la démocratie locale qui se tiennent chaque année depuis 1992.
 
Retrouvez l’équipe de l’Adels sur son blog de discussion : democratielocale.wordpress.com. Tous les sujets proches de la démocratie locale, du renouveau démocratique, de la participation citoyenne, etc. peuvent être mis en débat sur ce blog. Administrateurs du bureau de l’association et salariés animent les débats dans cette période pré-electorale où la démocratie participative doit prendre sa juste place.
 
L'adels dresse les enjeux pour la démocratie locale
de la période électorale 2007-2008
Interview de Céline Braillon, présidente de l'Adels
" Dans cette période électorale, l’Adels doit chercher à “faire mouvement” "

Territoires : La période 2007/ 2008 qui s’ouvre va être l’occasion, avec les élections, de beaucoup de débats politiques. Quels seront les enjeux principaux pour les acteurs de la démocratie locale dans ces deux années ?


Céline Braillon
: Il y a pour moi deux types d’enjeux. D’abord, au-delà des élections, il y a ceux, cruciaux, qu’il va falloir soulever autour des liens entre crise démocratique et crise
sociale. Être un acteur du champ de la démocratie locale ne peut, en aucun cas, nous amener à faire l’impasse sur des évolutions concrètes de la société, telles que celles que l’on a pu voir dans ce qu’ont révélé les émeutes urbaines de novembre dernier, ou dans le déficit de démocratie au niveau national qui était patent dans " l’épisode " de la lutte anti-CPE.
Ce sera d’ailleurs au centre des débats des 10e Rencontres de la démocratie locale, qui auront lieu à Dijon, les 20 et 21 octobre prochains. Et puis, effectivement, il y a un second type d’enjeu, directement lié aux élections municipales, législatives et présidentielle à venir. Dans cette période électorale, l’Adels doit chercher à " faire mouvement ", vis-à-vis de la société civile, dans une optique d’apport et de mise en lien de propositions alternatives, ainsi que d’accompagnement d’équipes candidates aux municipales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une posture de partage du pouvoir et d’amélioration des processus de décisions partagées. Que des équipes ouvertes sincèrement à ces exigences émergent en nombre et prennent des responsabilités locales est fondamental dans une optique de renouvellement des pratiques politiques. Nous n’oublions évidemment pas pour autant les élections nationales, où nous avons notre mot à dire, sur des réformes institutionnelles, mais aussi pour le renforcement des capacités des groupes à intervenir, à ce niveau, en proposant des projets politiques alternatifs.

Quelles sont les principales réformes institutionnelles que vous souhaitez mettre en débat ?

Ce sont en fait autant des champs, des questions, des débats que des réformes en tant que telles. Premier champ : l’intercommunalité. Nous devons re-questionner l’intérêt communautaire, non dans un sens institutionnel, mais en tant que nouveau territoire de construction de l’intérêt général. Il faut réformer l’intercommunalité pour un développement local durable plus efficace, bien sûr, mais aussi travailler sur l’intercommunalité vécue, sur la question de savoir comment les groupes sociaux peuvent coopérer dans un territoire plus large que la commune ou la proximité immédiate. Autre champ émergeant et important : la généralisation et l’institutionnalisation des nouvelles approches de la richesse dans les territoires, comme outils directement efficients d’un nouveau mode de développement. Nous devons aussi travailler à un renouvellement de la politique de la ville, au plus mal, tout comme à celui des services publics locaux, ou des finances locales. Enfin, et ce ne sont pas les réformes les moins importantes, nous devons imposer un vrai projet de rénovation des modes de gouvernance, comprenant le non-cumul des mandats, les processus de co-décision dans les projets de territoire, la réforme des modes de scrutins, etc.

Comment l’Adels va s’organiser pour répondre à ces enjeux ?

L’association sort juste d’une assemblée générale particulièrement stimulante, grâce à trois facteurs : la volonté du bureau et du président sortant, Bernard Deljarrie ; la présence de nouveaux adhérents, lecteurs de Territoires, qui ont répondu à l’appel à nous rejoindre et à s’investir davantage pour la démocratie locale ; et à deux débats de fond que nous avons tenus sur l’évolution des conseils de quartier et sur le bilan du budget participatif des lycées en Poitou-Charentes. Suite à cette assemblée générale, nous avons dégagé des orientations de travail pour les deux ans à venir, que nous allons tenter de mener avec le plus de bonnes volontés possibles, en mettant en place des correspondants locaux, un conseil scientifique, en multipliant en interne comme en externe les espaces de débats collectifs. En même temps, nous allons renouveler la conception de la revue Territoires et de ses lieux de débats afférents (soirées débat, site internet), pour élargir au maximum son lectorat. Nous avons des points de vue à affirmer, que ce soit sur les sujets déjà cités ou sur le renouveau de l’éducation populaire ou encore sur le rôle de la société civile dans l’espace politique. Mais nous ne pourrons le
faire si nous ne savons pas impliquer un maximum de personnes dans notre combat.

Propos recueillis par Nicolas Leblanc