L'observation de la ville, ce n'est pas l'espionnage
des habitants par des caméras vidéos ni par des sociologues parisiens zoologues.
C'est une démarche de proximité qui doit se baser sur le regard des habitants et
de tous les acteurs d'une ville sur leurs lieux de vie. Savoir où l'on vie,
pour construire la ville de ses envies.
40 ans
de développement participatif en France / Partie II
n° spécial 10 ans de l'Union nationale des acteurs et structures du développement
local
Le développement participatif
local, ce n'est ni une mode qui débarque de nulle part,
ni un vieux truc poussiéreux sans intérêt. C'est la rencontre
de la mobilisation populaire, de l'organisation collective,
de la méthodologie de projet, et de l'espoir de ceux qui
ne veulent pas voir mourir leur territoire.
40 ans
de développement participatif en France / Partie I
Luttes urbaines et autogestion
Les luttes urbaines des années 70 ne furent pas la mise à sac des faubourgs populaires par une bande de pré-sauvageons, mais bien la prise de conscience par des habitants de leur droit et de leur pouvoir d'action sur leur cadre de vie. La construction d'une citoyenneté citadine où l'on pouvait retrouver des envies d'autogestion et qui a été la base de la revendication de démocratie locale et de participation.
Quand les habitants pansent le développement urbain
Le développement participatif urbain n'est pas un barbarisme idéologique et incompréhensible de plus, mais il peut être vu comme le simple récit d'hommes et femmes qui, de leur habitat à leur ville, construisent collectivement une vision de ce qui les entoure (des bâtiments, des rues, des gens, une économie…) et qui tentent de l'améliorer. De l'expression de besoins des habitants, le développement participatif urbain peu vite devenir l'utilisation des énergies citoyennes : le savoir-faire et le vouloir-être de ceux qui habitent la ville, et qui sont directement concernés par son avenir.
Tsiganes, migrants, usagers des transports...
nous sommes tous des mobiles-hommes.
Les gens du voyages, ce ne
sont pas des gens que l'on e découvre qu'à travers les concerts
de musique Tziganes et dans les faits divers à la rubrique "
occupations illégales du terrain municipal ".
Les gens du voyage, c'est vous et moi, chaque jour, pour aller
au travail, quand vous déménagez, ce sont les travailleurs saisonniers,
les bateliers, les émigrants et les immigrants, ce sont les
Roms, les Gitans, les Sintis…
Autant de personnes en mouvement qui font bouger notre idée
du territoire.