L’Adels vous invite à débattre autour de
l'ouvrage d’Hélène Hatzfeld (docteur d'Etat
en science politique, IEP Paris), co-édité par
l’Adels et les Presses universitaires de Rennes :
Faire de la politique autrement - Les expériences inachevées
des années 70
Après une présentation de l’ouvrage par
l’auteur, le débat s'ouvrira avec les participants.
Un buffet cloturera la soirée (participation aux frais
pour le buffet : 2 euros)
Post-face de l'ouvrage
Les années 70 sont souvent oubliées ou dénigrées
: " Utopiques ! ", " Idéologiques ",
" Rien à voir avec aujourd’hui ". Et
pourtant, de multiples fils nous rattachent à elles :
discontinus ou recomposés, nous les avons démêlés.
Mettre au jour les choix qui ont construit la force du Parti
socialiste, c’est réentendre les multiples questions
qui ont agité les clubs, la CFDT, des associations :
à quoi servent des partis ? Peut-o mettre en cause la
division des rôles entre parti, syndicat et association
? Nous avons retrouvé l’exigence de construire
un parti ouvert, qui ferait participer les citoyens à
l’élaboration d’un programme politique. Longtemps
enfouie, elle a ressurgi avec les mobilisations du 21 avril
2002. Mouvement social : les années 70 réinventent
l’expression, la chargent de dire les nouveaux thèmes
de lutte. Avec les féministes et les écologistes,
elle porte les exigences de nouveaux thèmes de lutte.
Avec les féministes et les écologistes, elle porte
les exigences de nouveaux rapports entre sexes, entre les hommes
et la nature. Elle devient l’emblème de nouvelles
formes d’engagement. Les années 70 interpellent
le politique : de mai 68 à Lip, du mouvement de libération
des femmes à la dénonciation du totalitarisme,
elles explorent ses limites. De nouvelles figures se sont esquissées
avec l’autogestion, la démocratie participative.
Aujourd’hui reformulées avec l’expérience
des années 80, ces questions fondent celle d’aujourd’hui
: qu’est-ce qui donne sens à une vie en commun
? En redécouvrant ce passé, nous pouvons mieux
comprendre les appels du monde d’aujourd’hui. Car
" l’incompréhension du présent naît
fatalement de l’ignorance du passé. " (Marc
Bloch)